
Kpalimé, 16 oct. (ATOP) – La célébration de la journée internationale de la femme rurale a été marquée, le jeudi 15 octobre à Tové-Dzigbé dans le Kloto, par le lancement du projet d’Appui à la production durable du gingembre et à l’autonomisation économique des femmes productrices (APGAF).
Ce projet vise à accompagner les coopératives dans la production durable du gingembre, sa transformation en poudre, en jus et en d’autres dérivés, ainsi que dans la recherche de débouchés commerciaux. Il est porté par l’Association pour le développement des initiatives locales (ADIL Togo), avec le soutien de l’organisation canadienne Solidarité union coopération (SUCO) dans le cadre du programme Québec sans frontières (QSF).
La manifestation a connu la participation d’une cinquantaine de femmes productrices, transformatrices et commerçantes de Kpalimé et ses environs, de Blifou et de Kpimé. Elle leur a, également, permis d’échanger avec des institutions financières sur les conditions d’accès aux crédits et aux services financiers adaptés à leurs activités.
Les femmes ont exposé les difficultés rencontrées dans leurs activités, notamment l’accès limité aux terres, l’absence de lieux de vente, les maladies qui affectent les cultures de gingembre, les effets des périodes de sécheresse et le manque de main-d’œuvre.
Pour le directeur exécutif d’ADIL Togo, Koffi Samati, l’initiative vise à informer et à mobiliser les femmes autour des possibilités offertes par le projet. Selon lui, l’accompagnement portera sur l’itinéraire technique de production du gingembre et la recherche de marchés.
Le maire de Kloto 1, Apelete Atigaku a insisté sur les difficultés d’accès des femmes à la terre, les effets du changement climatique sur les saisons agricoles et la nécessité de développer la filière gingembre. Il a souligné l’importance de mieux organiser la production en fonction des besoins du marché et de renforcer les possibilités de transformation locale. Il a également encouragé les femmes à consolider leurs coopératives afin de mutualiser les moyens et de faciliter la réalisation d’investissements communs, notamment l’accès à l’eau d’irrigation.
La représentante pays de SUCO, Simone Zotchi a indiqué que le projet APGAF s’inscrit dans la volonté de soutenir l’autonomisation des femmes et l’amélioration de leurs conditions sociales, économiques et environnementales. Elle a souligné que l’initiative entend promouvoir une agriculture durable tout en renforçant l’indépendance économique des productrices et leur participation au développement des communautés.
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