
Kpalimé, 20 juin (ATOP)- Les activités de la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose ont été lancées, le mercredi 19 juin à Kpalimé autour du thème « Pour éviter la drépanocytose à mes enfants, je fais mon dépistage ».
Organisées par le Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires (CNRSD) avec l’appui de plusieurs partenaires, les activités de cette célébration ont permis d’informer et de sensibiliser le public sur cette maladie génétique méconnue qui touche près de 150 millions de personnes dans le monde.
Les activités sont marquées par une cérémonie d’ouverture, un dépistage gratuit et une caravane à travers les artères de la ville de Kpalimé. Le but de ces activités est de sensibiliser la population sur l’existence de cette maladie et de les exhorter à se faire dépister.
Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Wotobe Kokou a souligné que cette célébration est une occasion de sensibilisation de la population sur la drépanocytose, une maladie souvent ignorée par la majorité de la population alors que c’est une maladie grave du fait de sa mortalité élevée. Il a précisé que selon une étude publiée en 2021, l’estimation du taux de mortalité chez les enfants drépanocytaires était de 8% avant l’âge de 1 an, 19% avant 5 ans et 27% avant 10 ans. Pour secrétaire général, les tendances actuelles estiment la prévalence à environ 2% de syndromes drépanocytaires majeurs. D’après Dr Wotobe, la guérison de la drépanocytose est possible grâce aux avancées de la médecine, notamment la thérapie génique ou de la greffe osseuse, mais ces moyens ne sont pas encore à la portée des populations. Le seul moyen pour réduire l’impact de la drépanocytose, dit-il, est la promotion des activités de prévention.
Le directeur du CNRSD, Dr Magnang Hèzouwè a souligné que la meilleure stratégie de lutte est la sensibilisation de la population sur le mode de transmission de cette maladie. Il a invité les jeunes à se faire dépister, précisant que l’idéal serait de faire le dépistage à la naissance. Il a relevé que les personnes drépanocytaires bénéficient d’un suivi médical précoce. Grâce à ce suivi médical, reconnait-il, « les complications sont réduites et même peuvent être évitées, ce qui permettra d’améliorer l’espérance et la qualité de vie de ces personnes ».
La cérémonie de lancement a été également marquée par la projection d’un documentaire sur les manifestations de la maladie et des témoignages des malades. L’équipe de La Maison des bien-aimés (LMBA), une ONG française officiant au Togo a saisi l’occasion pour présenter les activités réalisées au plan national dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose.
Le lancement s’est déroulé en présence du préfet de Kloto, Assan Koku Bertin et du secrétaire général de Kloto 1, Dr Dogo Tchala.
Les activités de cette journée se poursuivent ce jeudi à Lomé avec une table ronde dénommée les « Rencontres sur la drépanocytose », une initiative de LMBA. Les Rencontres sur la drépanocytose » visent à favoriser les échanges d’expérience entre médecins togolais et français sur les modes de prévention et de traitement de cette maladie en milieu africain, a annoncé la présidente de LMBA, Mme Jeanne-Chantal Gnofame.
ATOP/AYH/AJA






