
Kpalimé, 17 mars (ATOP) – Le projet « EcoFemmes : Agriculture bio et énergie verte » de l’ONG Appui aux initiatives locales (AIL) a été lancé, le lundi 16 mars à Kpalimé.
Financé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à travers le programme « La Francophonie avec Elles », ce projet est une initiative destinée à renforcer l’autonomisation économique et environnementale de 130 femmes agricultrices de la commune Kloto 1. Cette initiative bénéficie d’un appui financier de plus de 52 millions de francs CFA et sera mis en œuvre sur une période de 36 mois. Les activités se déroulent sur deux sites agricoles, notamment à Volové (1,39 hectare) et à Nyivé Wodomé (2 hectares), dans la commune Kloto 1.
Ce projet vise à améliorer les conditions de travail des femmes rurales tout en promouvant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Dans le cadre de ce projet, des espaces agricoles sécurisés seront mis à la disposition des bénéficiaires, afin de leur permettre de pratiquer l’agriculture biologique et d’améliorer leurs rendements.
Le projet prévoit également l’installation de biodigesteurs pour produire du biogaz qui alimentera des motopompes hybrides destinées à l’irrigation des sites agricoles. Chaque village bénéficiaire sera doté d’une motopompe fonctionnant grâce à cette énergie renouvelable.
Outre la production agricole, les femmes recevront des formations en transformation des produits agricoles, entrepreneuriat, gestion financière simplifiée et marketing digital, afin de faciliter l’accès aux marchés et la valorisation de leurs produits.
Dix volontaires seront également formés à la construction et à l’installation de biodigesteurs, avec pour objectif de diffuser cette technologie dans les ménages et de réduire l’utilisation du bois de chauffe et du charbon de bois.
Selon la directrice de l’ONG AIL et coordonnatrice du projet, Mme Mansan Séna Chakpla, le projet va améliorer les conditions des femmes en leur offrant des opportunités d’épanouissement. « Elle seront aussi formées à la production de biofertilisants, de bio protecteurs, de biogaz, ainsi qu’aux techniques d’agriculture durable afin qu’elles deviennent elles-mêmes productrices de biofertilisants. Aujourd’hui, ces produits sont vendus à des prix élevés et ne sont toujours pas de bonne qualité sur le marché », a précisé Mme Chakpla.
Selon les responsables du projet, cette approche contribuera à améliorer les conditions de vie des femmes rurales tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et les risques sanitaires liés à la fumée dans les cuisines traditionnelles.
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