
Kpalimé, 10 avril (ATOP) – Le rapport des activités de Contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) pour l’année 2025, mises en œuvre dans le cadre du Projet d’appui à une éducation de qualité et équitable aux enfants au Togo (PAEQET), a été présenté ce jeudi 9 avril à Kpalimé aux partenaires du secteur éducatif de la région des Plateaux Ouest.
Porté par la Coalition nationale togolaise de l’éducation pour tous (CNT-EPT), ce dispositif vise à renforcer la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne dans la gestion des services publics, notamment dans les domaines de l’éducation et de la gouvernance locale. Il s’appuie sur des mécanismes de suivi déployés aux niveaux national, régional et préfectoral.
La présentation du rapport a permis de mettre en lumière les avancées enregistrées, mais aussi de relever certaines insuffisances, notamment en matière de mobilisation communautaire, de gestion des cantines scolaires et de qualité des infrastructures. Ces constats ont fait l’objet d’échanges avec les parties prenantes, débouchant sur des contributions et des recommandations visant à améliorer la gouvernance locale et à renforcer l’appropriation des actions par les acteurs.
Parmi les principales recommandations formulées figurent, entre autres, l’organisation d’une rencontre avec l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), le suivi des blocs administratifs des Instituts supérieurs de gestion (ISG) de Kpélé et de Kpalimé afin d’assurer leur conformité aux normes, le renforcement de l’implication des Organisations de la société civile (OSC) sur le terrain, ainsi que des actions de sensibilisation à l’endroit des parents d’élèves sur le respect des biens publics.
Sur le terrain, les activités ont été conduites par le Conseil régional des Plateaux, avec l’appui technique de l’Association pour la Promotion de l’Enfant Malentendant (APEM-Togo), en collaboration avec les acteurs communautaires, l’Union togolaise des associations des parents d’élèves, les comités de gestion des écoles ainsi que les autorités éducatives locales.
Les actions menées ont porté, entre autres, sur le suivi du fonctionnement des cantines scolaires dans les établissements bénéficiaires, l’évaluation de l’état d’avancement des infrastructures scolaires et administratives, ainsi que la promotion de la participation citoyenne à travers la mise en place de bureaux du citoyen dans les communes de la préfecture.
La démarche a reposé sur plusieurs approches complémentaires, notamment des visites de terrain dans les écoles, des échanges avec les directeurs, enseignants et parents d’élèves, l’observation directe des infrastructures et du fonctionnement des cantines, ainsi que l’organisation de rencontres communautaires.
Pour le président du conseil régional de la CNT-EPT, Woedeme Komi Adzidjonou, cette initiative constitue un levier important d’amélioration du système éducatif. « Ces actions ont permis de relever des avancées significatives, tout en mettant en évidence des défis qu’il nous faut collectivement relever, notamment en matière de mobilisation communautaire et d’amélioration des infrastructures », a-t-il souligné.
Les participants, parmi lesquels figuraient des représentants de la direction régionale de l’éducation, des communes, des inspections pédagogiques, de la société civile et des établissements scolaires, ont unanimement salué la pertinence de l’initiative. Ils ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour la mise en œuvre des recommandations afin de renforcer la bonne gouvernance et le civisme au sein des communautés.
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