
Kpalimé, 2 oct. (ATOP) – Les étudiants en foresterie, eau et environnement de l’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové ont suivi, les 11, 29 et 30 septembre ainsi que le 1er octobre, une formation sur les techniques de carbonisation traditionnelle et moderne à la meule casamançaise. La dernière séance a été couplée d’une évaluation destinée à vérifier leur maîtrise de la méthode de carbonisation et son appropriation.
« La première étape a été celle de la transmission de connaissances et aujourd’hui, nous sommes venus pour l’évaluation. Il s’agit de voir si les élèves ont maîtrisé la méthode et nous remarquons que l’objectif a été atteint », a déclaré la formatrice, Mme Dogbé Yawa Edzodzinam. Elle a néanmoins relevé une difficulté signalée par les étudiants eux-mêmes : le mauvais choix du vent dominant, un élément pourtant déterminant pour la réussite de la meule.
Le directeur général de l’INFA de Tové, Dr Bamazi Bitang, a souligné que l’enjeu est de comparer la méthode classique de carbonisation et celle de la meule casamançaise. « On s’est aperçu qu’avec la meule casamançaise, il y a plus de rendement et moins de charges, donc moins de pression sur les arbres », a-t-il expliqué. Selon lui, la maîtrise de cette technique moderne permettra aux étudiants de la diffuser, ce qui contribuera à réduire la pression sur les ressources forestières et à lutter durablement contre les effets du changement climatique.
Les avantages de la meule casamançaise
La séance d’évaluation a également permis de rappeler les avantages de la méthode de carbonisation à la meule casamançaise par rapport à la carbonisation traditionnelle.
Le directeur général de l’INFA a rappelé que la méthode classique libère davantage de gaz à effet de serre, qui détruit la couche d’ozone principalement du CO₂. A l’inverse, la meule casamançaise présente plusieurs atouts : réduction de la consommation de bois, meilleure qualité du charbon, récupération du liquide pyroligneux pour un usage agricole et la lutte contre les ravageurs. On note aussi la réduction de la pression sur les forêts, la diminution des émissions polluantes, la rapidité de carbonisation, une meilleure maîtrise du feu, moins de pénibilité, et de fumée.
La formatrice a confirmé ces avantages, soulignant la réduction du temps de cuisson, l’augmentation du rendement et l’utilisation de moins de bois, ce qui diminue la pression sur la forêt naturelle et la biomasse.
Egla Kodzovi, étudiant en 2ᵉ année de foresterie et gestion durable de l’environnement, a indiqué que la formation leur a permis de comparer concrètement les deux méthodes. Il a relevé que la meule casamançaise facilite la récupération du liquide pyroligneux pour des usages agricoles, et permet de valoriser les bois et branches éparpillés dans l’environnement et canalise le CO₂ produit par la combustion, responsable du changement climatique.
Le chef du département foresterie, eau et environnement de l’INFA, Adiku Komla, a pris part aux travaux.
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