
Kpalimé, 15 fév. (ATOP) – L’Association Petite sœur à sœur (PSAS) a échangé avec les autorités administratives et traditionnelles sur la thématique des Violences basées sur le genre (VBG), lors d’une journée de réflexion le mercredi 14 février à Kpalimé.
Cette sensibilisation est initiée en partenariat avec Action medeor et le BMZ. Elle s’intervient dans le cadre du projet « Amélioration des conditions de vie et de la santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles ».
Les participants notamment des chefs traditionnels, des reines-mères, des chefs de service, des représentants la société civile ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité ont été éclairés le concept de violences basées sur le genre et ses conséquences. Ils ont planché en groupes de travail sur les approches de solutions ou actions à mener par les acteurs pour freiner les VBG et pour prendre en charge les victimes.
Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Bakaï Essolabina a déclaré que cette activité cadre avec la politique de l’équité genre. Il a encouragé les participants à mettre en pratique les enseignements reçus au bénéfice des citoyens.
Pour le conseiller communal de Kloto 3, Amétépé Komi Agbésinyalé, les VBG constituent un problème de santé et remet en cause les droits fondamentaux et les principes d’égalité des sexes. Il a indiqué que dans les communautés, les filles sont victimes au quotidien de violences, au lieu de dénoncer les auteurs, elles se résignent dans leur situation.
La directrice exécutive de l’ONG, Mme Ama Yawo-Akototsè a souligné qu’en 2016, les centres d’écoute mis en place par le gouvernement ont assisté plus de 700 cas de violence. Elle a précisé que ces chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène des VBG dans les communautés.
Les VBG, parfois appelées violences sexistes, se réfèrent à l’ensemble des actes nuisibles dirigés contre un individu ou un groupe d’individus en raison de son genre. Elle prend racine dans l’inégalité entre les sexes, l’abus de pouvoir et les normes néfastes. Selon l’OMS, une femme sur trois au monde a été violée, battue, forcée à un acte sexuel ou abusée du moins une fois dans sa vie.
ATOP/AYH/BV






