
Kpalimé, 4 déc. (ATOP) – Les populations des zones de production du café et du cacao à Gbalavé et Womé dans la commune de Kloto 1 ont été sensibilisées, les 2 et 3 décembre, sur les dangers liés aux feux de végétation.
Cette initiative marque le lancement d’une tournée nationale de sensibilisation qui se déroule du 2 au 6 décembre dans les localités productrices de Kloto, Agou, Kpélé, Danyi, Amou, Akébou, Wawa-Litimé, Akposso-Plateaux et Blitta. Elle est exécutée par l’ONG Avenir de l’environnement dans le cadre du Plan de développement du café et du cacao (PDCC), avec l’appui technique et financier du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC). Le but est d’informer les communautés sur les incendies de végétations, leurs impacts sur les plantations, ainsi que les mesures nécessaires pour protéger les exploitations caféières et cacaoyères.
Les populations ont été entretenues sur les causes et les conséquences des feux de végétation ainsi que les comportements à adopter et les mesures à prendre notamment en saison sèche pour limiter ces incendies.
Le directeur régional de l’Agriculture, Kondé Yawovi Afidégnon, a expliqué que les feux de végétation proviennent essentiellement de pratiques humaines tels que les techniques agricoles traditionnelles, les feux de chasse, les renouvellements de pâturages, les rites culturels impliquant l’usage du feu, les incendies accidentels et actes criminels volontaires ou involontaires. Il a évoqué les conséquences, entre autres, la destruction des cultures, d’habitations, de réserves alimentaires, de forêts communautaires ou sacrées, la pollution de l’air, la disparition d’espèces, l’érosion et infertilité des sols et l’aggravation du dérèglement climatique.
Le directeur préfectoral de l’Environnement et des Ressources forestières, le commandant Kpognon Yaovi, a présenté les mesures essentielles pour réduire les risques à savoir : la réalisation collective des feux précoces, la création de pare-feux autour des plantations, le respect strict des périodes autorisées et la mise en place de comités anti-feux sous l’autorité des chefs de village. Il a encouragé la population à promouvoir l’agroforesterie et l’implantation de haies vives pour freiner la propagation des flammes et rappelé la réglementation en vigueur ainsi les sanctions en cas d’incendie provoqué.
D’après le directeur général de l’ONG Avenir de l’environnement, en 2016, près de la moitié des jeunes plants en pépinière et environ 1 400 hectares de jeunes plantations installées entre 2014 et 2015 ont été détruits par les feux de végétation. En 2017, plus de 4 % des caféiers et près de 4 % des cacaoyers en production ont été touchés.
Le chef du village de Gbalavé, Togbui Dzatsi IV a demandé un soutien logistique pour permettre au comité anti-feux d’intervenir efficacement. Il a exhorté les habitants à s’impliquer pleinement afin d’atteindre l’objectif « zéro feu » pour cette année.
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