
Kpalimé, 2 juin (ATOP)- Des producteurs membres de la Fédération des unions des sociétés coopératives des producteurs de café et cacao (FUPROCAT) ainsi que d’autres producteurs du Syndicat indépendant des acheteurs de café et cacao du Togo (SIACCTO) et individuels opérant dans la filière café et cacao ont bénéficié, le vendredi 2 juin sur le site de Tové Agbéssia, banlieue-est de la ville de Kpalimé, de 80.800 jeunes plants.
Initiée par l’ONG Avenir de l’environnement (ADE), intervenant dans les filières café et cacao, cette action participe pour la sixième année consécutive à l’appui aux producteurs. Cette initiative de l’ADE a reçu l’accompagnement technique et financier du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC). Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’Appui aux producteurs en matériel végétal. Il s’agit de cinquante-cinq mille (55.000) plants de cacaoyers, vingt-cinq mille (25.000) plants de caféiers et de huit mille (8.000) plants d’agroforestiers, soit un total de 80.800 jeunes plants remis aux producteurs bénéficiaires.
L’objectif est de soutenir les producteurs avec les jeunes plants cacaoyers, caféiers et agroforestiers dans le renouvèlement des anciennes plantations en vue d’étendre et régler l’ombrage de ces plantations dans le souci d’augmenter la production dans un environnement sain et durable et d’accroitre leur résilience au changement climatique à travers la pratique de l’agroforesterie.
Ce projet permettra ainsi de renforcer les capacités des producteurs de café et cacao par l’augmentation des surfaces cultivées, des rendements et d’améliorer les revenus des producteurs dans la chaine des valeurs du café et cacao. Il s’agit aussi de contribuer à l’effort de la relance de ces cultures entrepris par le gouvernement.
Pour le directeur exécutif de l’ONG ADE, Tefé Yawo Prince, les filières café et cacao représentant que 2% du PIB, demeurent importantes sur le plan social et économique et font vivre un nombre d’acteurs directs et indirects. Il a souligné que dans les années 1970, le verger cacao était estimé à 40.000 hectares et celui du café à 60.000 hectares. Aujourd’hui, les études ont révélé que les 60.000 hectares de caféier sont réduits à 38.000 hectares et ceux de cacaoyers sont passés de 40.000 hectares à 28000 hectares. « Il faut donc remonter la pente » a-t-il affirmé. M. Tefé a précisé que c’est cette optique que l’ONG ADE et son partenaire technique et financier le CCFCC ont décidé depuis 2019 de mettre à la disposition des producteurs de jeunes plants. « De 2019 à aujourd’hui, ADE a fourni 360.000 jeunes plants aux producteurs » a-t-il poursuivi.
M. Tefé a remercié le CCFCC et son secrétaire général, Anselme Gouthon qui accompagne techniquement et financièrement chaque année l’ONG ADE dans son programme de relance de la filière café et cacao ainsi que les autres acteurs de la filière.
Le directeur préfectoral de l’Environnement et des Ressources forestières, Lt des Eaux et Forêts, Gbénin Kodzo Benjamin, le directeur exécutif de la FUPROCAT, Kpévon Raphaël et le secrétaire général du SIACCTO, Yaovi Noagbéwonou, ont exprimé leur gratitude à l’ONG ADE pour son initiative et encouragé les producteurs à entretenir les plants reçus afin d’aider l’ONG ADE et son partenaire à en faire davantage. ATOP/AYH/TD






