
Kpalimé, 31 juil. (ATOP) – Les acteurs de l’éducation de la région des Plateaux-Ouest ont plaidé pour une protection du secteur dans les situations d’urgence à l’occasion de la célébration en différé, le mercredi 30 juillet au lycée Kpodzi (Kloto 3), de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation 2025.
Cette célébration portée par l’Association pour la promotion de l’enfant malentendant (APEM) est une initiative du conseil régional Plateaux-Ouest de la Coalition national togolaise pour l’éducation pour tous (CNT/EPT) avec l’appui financier de OXFAM Danemark.
Autour du thème : « L’éducation sauve des vies : protégeons l’éducation dans les situations d’urgence ! », cette manifestation vise à renforcer la mobilisation des acteurs en faveur d’une éducation inclusive et résiliente capable de faire face aux crises urgentes qui fragilisent le système éducatif.
Les participants notamment les acteurs éducatifs, administratifs, communautaires et associatifs de la région ont suivi, entre autres, des panels sur l’état des lieux, l’analyse et les recommandations sur l’institutionnalisation de l’éducation en situation d’urgence au Togo. Le rôle du citoyen dans les financements, durable et prévisible de l’éducation dans les situations d’urgence a été abordé.
A travers un sketch démontrant une séance de classe en situation d’urgence présenté par les élèves du primaire, des parents d’élèves ont demandé aux autorités, partenaires, et enseignants, d’agir pour qu’aucun enfant ne soit laissé de côté, même en période de crise.
Dans un message de plaidoyer, la CNT/EPT souligne, entre autres, que protéger l’éducation dans les situations d’urgence n’est pas un luxe, mais une obligation morale et légale. Elle a précisé que l’éducation doit être une priorité même en contexte de crise, car elle est un facteur de protection, de stabilité sociale et de résilience pour les enfants.
La représentante du directeur régional de l’éducation, Mme Wéti Abra Kafui a souhaité qu’une cellule Ecole en situation d’urgence (ESU) soit créée au sein de la direction avec des relais communaux pour la gestion des écoles en situation d’urgence. Elle a également relevé la nécessité de répertorier les zones à haute vulnérabilité éducative (accès, environnement, Pauvreté), d’élaborer un plan local de continuité de l’éducation en cas d’urgence et de renforcer la coopération entre mairie, DRE, préfecture, OSC et parents autour d’un Protocole commun d’intervention éducative rapide.
La rencontre s’est déroulée en présence du président de l’APEM, Woedeme Komi Adzidjonou, du chef d’inspection de Kloto Nord, Fia Kodjo Zonga et du représentant du maire de Kloto 3, Yana Telba.
ATOP/AYH/BV






