
Kpalimé, 17 mai (ATOP) – Une délégation constituée de parlementaires, du gouverneur des Plateaux et des autorités locales s’est rendue, le vendredi 16 mai sur les sites de reboisement de la berge d’Anié dans la préfecture d’Anié et du flanc de la montagne de Kpadapé dans la préfecture de Kloto pour le suivi des plants mis en terre en 2024.
L’objectif de cette mission est de permettre à ces personnalités de constater les réalisations, d’apprécier le taux de réussite et de s’assurer du bon entretien et de protection des plants mis en terre. Il s’est agi également de faire des recommandations pour l’amélioration des résultats obtenus et de ceux des prochaines campagnes pour pouvoir accompagner à l’atteinte de la politique du gouvernement.
La mission s’est d’abord rendue sur la berge du fleuve où elle a vu une plantation de Kapokiers. Les kapokiers, essences en disparition ont des valeurs nutritionnelles à travers les feuilles pour la sauce et les fibres pour le textile sont plantés sur une superficie de 10 hectares. Actuellement ils ont une croissance de 2 mètres de hauteur.
La délégation est allée ensuite à Kpadapé. Sur ce site de 10 hectares, il y a une plantation de Gmelina arbora qui est une essence à croissance rapide.
Le gouverneur de la région des Plateaux, Général Maganawé Dadja a souligné qu’à voir la bonne croissance des plants, il comprend que l’action humaine a été déterminante dans l’entretien et le suivi. Il a rappelé l’objectif du gouvernement, celui de planter, un milliard de plants d’ici 2030. « On mettra des arbres en terre, si on ne les entretient pas, en 2030, on n’aura pas un milliard de plants », a-t-il averti. Le Général a invité tout le monde à participer à cet élan du gouvernement pour que les actions aillent dans le reboisement afin que les forêts puissent renaître pour donner une meilleure réponse aux changements climatiques.
Expliquant la nécessité de reboiser le flanc de montagne de Kpadapé, le directeur régional de l’Environnement et des Ressources forestières, Cdt Ouro Bang’Na Solizama a souligné que cette montagne connaît des éboulements et des détachements de pierres, qui entraînent parfois des pertes en vies humaines. Il a précisé que quand il n’y a pas de forêts, quand il n’y a pas d’arbres, quand la montagne est nue, il y a beaucoup de danger, beaucoup de risque. ATOP/AYH/BV






