
Kpalimé, 5 sept. (ATOP) – Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à travers la Division de la surveillance intégrée des urgences sanitaires et de la riposte (DSIUSR), a ouvert, le jeudi 4 septembre à Kpalimé, une formation destinée aux agents sanitaires et non sanitaires impliqués dans la surveillance aux points d’entrée du pays.
Cette session, initiée avec l’appui financier du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), prendra fin le 6 septembre. Elle vise à renforcer les capacités des participants sur la détection et la gestion des maladies à potentiel épidémique, et sur les risques chimiques et radiologiques.
L’atelier mobilise des acteurs des régions Maritime et Plateaux : agents de santé, responsables des douanes, de l’immigration, de la police, de l’environnement ainsi que des membres des équipes cadres régionales et de district. Ils seront formés par des experts, dont deux professeurs spécialisés dans les matières chimiques et radiologiques. La formation porte notamment sur la détection et la notification des maladies à potentiel épidémique ; l’identification des signaux liés aux risques chimiques et radiologiques et la gestion de l’information sanitaire avec l’outil Kobocollect. Les mesures de prévention et de contrôle des infections seront abordées et des exercices pratiques de simulation pour tester les procédures opérationnelles standardisées seront faits.
Au terme de cette session, ces acteurs seront mieux équipés pour faire face aux maladies épidémiques comme le choléra ou la fièvre jaune, aux menaces émergentes d’ordre chimique et radiologique.
Une contribution au Règlement sanitaire international
Pour Christelle Nikiema Pessinaba, cheffe de la DSIUSR, cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (RSI 2005). « Le pays a le devoir de renforcer les capacités à ses points d’entrée, qui constituent une barrière essentielle contre la propagation des épidémies », a-t-elle dit.
Le chargé national de la surveillance au niveau des points d’entrée, l’ingénieur épidémiologiste Valentin Ouyi Tante a justifié la présence des agents non sanitaires par le fait qu’ils sont directement en contact avec les voyageurs et les marchandises notamment les douaniers, policiers, phytosanitaires ou encore les volontaires communautaires. Il a fait savoir que ceux-ci ont un rôle crucial dans la détection et l’alerte ».
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