
Kpalimé, 12 sept. (ATOP) – Les étudiants en foresterie, eaux et environnement de l’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové à Kpalimé ont été formés, le jeudi 11 septembre, à la carbonisation du bois à l’aide de la meule casamançaise, une méthode innovante et respectueuse de l’environnement.
Organisée sur le site expérimental de l’institut, cette session s’inscrit dans une démarche de promotion des techniques agricoles et forestières durables. Elle vise à outiller les futurs techniciens agricoles et forestiers sur les méthodes de production de charbon de bois à faible émission et à meilleur rendement.
Sous la supervision de la responsable de la formation des étudiants de 3ᵉ année, Mme Dogbé Yawa Edzodzinam, biologiste et naturaliste, les apprenants ont pris part à toutes les étapes de la mise en œuvre de la meule casamançaise, depuis la disposition du bois jusqu’à la carbonisation finale.
« Contrairement aux meules traditionnelles, cette technique permet une combustion plus lente et contrôlée, réduisant ainsi les pertes et l’impact environnemental », a indiqué Mme Dogbé. Elle a fait savoir qu’il est important que les étudiants soient formés à des méthodes alternatives qui allient efficacité, rentabilité et préservation des ressources naturelles.
Le directeur général de l’INFA, Bamazi Bitang, et celui des études, Tsogonnin Komi, ont salué cette initiative qui permet aux étudiants, une fois sur le terrain après leurs études, de promouvoir la meule casamançaise auprès des producteurs afin de contribuer à la lutte contre les changements climatiques à travers la réduction de l’usage des bois dans la fabrication du charbon.
Avantages de la méthode casamançaise
La carbonisation du bois est une pratique courante au Togo. Malgré les efforts pour promouvoir l’usage du gaz butane, la demande en charbon demeure forte. La meule casamançaise apporte une réponse en améliorant l’efficacité énergétique et en réduisant la quantité de bois nécessaire.
« La méthode traditionnelle offre un rendement de 15 à 20 %, alors que la carbonisation à la meule casamançaise peut atteindre 40 %. Malgré la politique nationale de réduction de l’usage du bois, le phénomène reste présent. Il faut donc éviter le gaspillage des ressources. C’est pourquoi il est opportun que les étudiants, futurs agents de terrain, soient formés afin de vulgariser cette technique et de l’appliquer dans leurs milieux respectifs », a souligné Adiku Komlan, chef du département foresterie, eaux et environnement à l’INFA.
Pour Mme Dogbé, cette approche constitue une action d’atténuation qui réduit la consommation de biomasse tout en augmentant le rendement, contribuant ainsi à la lutte contre les effets du changement climatique. Elle a ajouté que la meule casamançaise permet également de recueillir le liquide pyroligneux, utilisé en agriculture comme biostimulant, en industrie pour la production de l’acide acétique, et même en médecine.
Les étudiants se sont montrés particulièrement enthousiastes face à cette expérience pratique. Pour Kondoh Frudoce, étudiant en 3ᵉ année, « cette formation a permis de mieux comprendre les enjeux liés à la meule casamançaise, qui produit un charbon de meilleure qualité, plus dense et plus prisé sur le marché ». ATOP/AYH/ER/JK
national de formation agricole (INFA) de Tové à Kpalimé ont été formés, le jeudi 11 septembre, à la carbonisation du bois à l’aide de la meule casamançaise, une méthode innovante et respectueuse de l’environnement.
Organisée sur le site expérimental de l’institut, cette session s’inscrit dans une démarche de promotion des techniques agricoles et forestières durables. Elle vise à outiller les futurs techniciens agricoles et forestiers sur les méthodes de production de charbon de bois à faible émission et à meilleur rendement.
Sous la supervision de la responsable de la formation des étudiants de 3ᵉ année, Mme Dogbé Yawa Edzodzinam, biologiste et naturaliste, les apprenants ont pris part à toutes les étapes de la mise en œuvre de la meule casamançaise, depuis la disposition du bois jusqu’à la carbonisation finale.
« Contrairement aux meules traditionnelles, cette technique permet une combustion plus lente et contrôlée, réduisant ainsi les pertes et l’impact environnemental », a indiqué Mme Dogbé. Elle a fait savoir qu’il est important que les étudiants soient formés à des méthodes alternatives qui allient efficacité, rentabilité et préservation des ressources naturelles.
Le directeur général de l’INFA, Bamazi Bitang, et celui des études, Tsogonnin Komi, ont salué cette initiative qui permet aux étudiants, une fois sur le terrain après leurs études, de promouvoir la meule casamançaise auprès des producteurs afin de contribuer à la lutte contre les changements climatiques à travers la réduction de l’usage des bois dans la fabrication du charbon.
Avantages de la méthode casamançaise
La carbonisation du bois est une pratique courante au Togo. Malgré les efforts pour promouvoir l’usage du gaz butane, la demande en charbon demeure forte. La meule casamançaise apporte une réponse en améliorant l’efficacité énergétique et en réduisant la quantité de bois nécessaire.
« La méthode traditionnelle offre un rendement de 15 à 20 %, alors que la carbonisation à la meule casamançaise peut atteindre 40 %. Malgré la politique nationale de réduction de l’usage du bois, le phénomène reste présent. Il faut donc éviter le gaspillage des ressources. C’est pourquoi il est opportun que les étudiants, futurs agents de terrain, soient formés afin de vulgariser cette technique et de l’appliquer dans leurs milieux respectifs », a souligné Adiku Komlan, chef du département foresterie, eaux et environnement à l’INFA.
Pour Mme Dogbé, cette approche constitue une action d’atténuation qui réduit la consommation de biomasse tout en augmentant le rendement, contribuant ainsi à la lutte contre les effets du changement climatique. Elle a ajouté que la meule casamançaise permet également de recueillir le liquide pyroligneux, utilisé en agriculture comme biostimulant, en industrie pour la production de l’acide acétique, et même en médecine.
Les étudiants se sont montrés particulièrement enthousiastes face à cette expérience pratique. Pour Kondoh Frudoce, étudiant en 3ᵉ année, « cette formation a permis de mieux comprendre les enjeux liés à la meule casamançaise, qui produit un charbon de meilleure qualité, plus dense et plus prisé sur le marché ». ATOP/AYH/ER/JK






