
Kpalimé, 18 fév. (ATOP) – L’ONG Aklala Batik, en collaboration avec la Maison des jeunes de Kpalimé a lancé, le mercredi 18 février dans le milieu, un projet de plaidoyer pour lutter contre l’impunité des auteurs de grossesses précoces et d’abus sexuels en milieu scolaire et dans les centres de formation professionnelle.
Cette initiative est appuyée par la Coopération allemande (GIZ) et sera mise en œuvre pendant six mois dans les différentes communes de la préfecture de Kloto. Elle s’inscrit dans l’application de la loi relative à la protection des apprenants.
Selon les initiateurs, ce projet vient du fait que malgré l’existence d’un cadre juridique et institutionnel en faveur de la protection de la femme et de la jeune fille (le Code de l’enfant, le Code pénal et la loi de 2022), les cas de violences sexuelles en milieu scolaire persistent, entraînant des grossesses précoces, des abandons scolaires et compromettant l’avenir des victimes. D’ici 2030, l’ONG Aklala Batik ambitionne de contribuer à la réduction de l’impunité des auteurs de ces violences et à renforcer la protection des apprenantes.
Le projet vise à améliorer la transparence et la redevabilité dans la gestion des cas signalés, à encourager l’engagement des parents et des communautés dans la prévention et la dénonciation des abus. Il entend aussi renforcer la confiance des victimes et des témoins dans les mécanismes de signalement.
Les activités prévues, portent notamment sur des ateliers de sensibilisation à l’endroit des acteurs clés, des campagnes de communication à travers les radios, les affiches et les réseaux sociaux, la formation de relais communautaires pour le suivi des cas, ainsi qu’un plaidoyer auprès des autorités en vue de l’application des sanctions contre les contrevenants.
A terme, les promoteurs espèrent que 80 % des acteurs ciblés maîtrisent les dispositions de la loi et que les signalements des cas d’abus augmenteront d’au moins 50 %, avec la mise en place d’un comité de suivi de l’application du texte.
Le secrétaire général de la préfecture, Essolabina Bakaï a rappelé que « la violence sous toutes ses formes reste une réalité au quotidien » et que les violences sexuelles constituent une menace pour la scolarité et l’avenir des jeunes filles. Il a invité l’ensemble des acteurs à s’impliquer pour faire de Kloto un modèle en matière de protection des apprenants.
Les adjointes aux maires des communes Kloto 3, Senam Gawosso et Kloto 1, Egoulou Koudourème ont estimé que cette initiative contribuera à « garantir un environnement sûr et protecteur pour les apprenants », tout en renforçant les chances de réussite des jeunes.
Basée à Kpalimé depuis 2000, l’ONG Aklala Batik œuvre pour l’autonomisation des jeunes filles vulnérables à travers la formation professionnelle, notamment dans les métiers de la teinture et de la couture, ainsi que le développement d’activités génératrices de revenus.
ATOP/AYH/DHK






