Kpalimé, 15 avr. (ATOP) – Les points focaux des ministères, les responsables des différents services déconcentrés de l’Etat et d’autres acteurs de la zone ouest des Plateaux, ont été appelés à jouer leur partition dans la mise en œuvre du projet d’identification biométrique, lors d’une rencontre d’échange le mercredi 13 avril à Kpalimé.
Cette rencontre est initiée par l’Agence Nationale d’Identification (ANID) avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Projet d’Identification Unique pour une Intégration Régionale et l’Inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI). Elle s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale de consultation et de vulgarisation de ce projet qui est arrimé à l’ambition 1 de l’axe N°1 de la feuille de route du gouvernement 2020-2025.
Selon les statistiques de la Banque mondiale, plus de 1,5 milliards de personnes dans le monde, dont 500 millions en Afrique subsaharienne et près de 200 millions de personnes en Afrique de l’ouest, n’ont aucune preuve d’identité. D’après la Direction générale de la documentation nationale (DGDN), au Togo, moins de 15% de la population dispose d’une carte nationale d’identité. Or sans moyen fiable d’identification, il est difficile pour les citoyens d’exercer leurs droits fondamentaux, d’accéder à la gamme de services fournis par les services privé et public.
L’objectif de cette tournée est de recueillir les avis des populations de toutes les régions du Togo sur le projet pour faciliter son appropriation et sa mise en œuvre, tout en minimisant les risques de résistance et en assurant l’inclusion de l’opération d’enregistrement. Elle permettra aux participants de s’imprégner et de relayer toutes les informations relatives non seulement à la mise en œuvre du projet d’identification biométrique, mais aussi à la mise en place du régime social et de la couverture maladie universelle.
Les acteurs des Plateaux ouest ont suivi des présentations entre autres, sur le projet WURI-Togo, le mécanisme de gestion des plaintes avec un focus sur les Violences basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et abus sexuel (EAS) et les Violences contre les enfants (VCE). Ils ont été également édifiés sur la loi du 24 octobre 2019 portant protection des données à caractère personnel, les risques sociaux liés à l’identification biométrique, ainsi que sur les actions à mener afin de les mitiger. Les participants ont été aussi renseignés sur leurs rôles dans la mise en œuvre du projet notamment dans l’opération d’enregistrement de masse des populations.
Le directeur général de l’ANID, Cdt Devo Silété, a signifié que le projet d’identification unique est un puissant outil de développement qui ne s’inscrit pas seulement dans un cadre national, mais aussi régional. Il a souligné qu’il est important de s’assurer que l’intervention du projet se déroulera de manière inclusive et équitable. « Il est donc opportun pour nous de venir vers vous à la base, de recueillir vos desiderata et de pouvoir corriger le projet conçu initialement sur une vision qui nous est propre », a laissé entendre le Cdt Devo.
Pour le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin, c’est dans le souci d’optimiser les opportunités liées à la numérisation des données et de relever les défis liés à l’identification des populations que le gouvernement a opté pour ce projet. Il a exhorté les participants à saisir la quintessence du projet pour qu’à la fin, ils puissent porter les vraies informations au public.
ATOP/AYH/BV






