
Kara, 22 nov. (ATOP) – Une journée de sensibilisation sur les actions à mener pour restaurer la terre dégradée a marqué la célébration de la Journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification et la Sécheresse (JMLDS), le jeudi 21 novembre sur le site du campus Sud de l’Université de Kara (UK), dans la commune Kozah 1, sous le thème : « Unis pour les terres. Notre patrimoine. Notre avenir ».
Observée le 17 juin, cette journée est initiée lors de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Elle a pour objectif de mettre en lumière la gestion future des terres, une ressource la plus précieuse pour assurer la stabilité et la prospérité des populations dans le monde. Il s’agit également pour la communauté internationale de faire une rétrospective des actions menées depuis la création de la convention en 1994 et d’amener les populations surtout rurales à prendre conscience des conséquences désastreuses de ces fléaux.
La manifestation est à l’actif du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières (MERF) avec l’appui technique et financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle s’inscrit dans la mise en œuvre du projet : « Gestion Durable des Terres et des Ecosystèmes des zones semi-arides du Nord du Togo (GDTE) » en sa composante 2, « Renforcement des investissements durables pour la restauration des terres et des paysages forestiers dégradés et de protection de la biodiversité dans les grands espaces agro-sylvo-pastoraux au Nord du Togo ».
L’évènement a servi de cadre aux universitaires pour sensibiliser la population et réfléchir sur les actions à mener en vue de préserver la terre et la restaurer.
Deux communications sur la « Compréhension de la UNCCD » et « Etat des lieux sur la dégradation des terres au Togo et les approches de solutions », des prestations de slam, un sketch en lien avec les actions anthropiques mettant en péril la terre et la danse chorégraphique du club Unesco de l’UK, ont marqué la rencontre.
Le préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu, a salué l’initiative du MERF et invité les acteurs à ne pas baisser la garde dans la lutte contre ces phénomènes dévastateurs de l’environnement. Il a exhorté les participants à relayer l’information en ces périodes des feux de végétation pour sauvegarder les arbres et contribuer activement à contrer ces pratiques.
Le chef division des Eaux et Forêts au MERF, Lt-Col Mensa Aboudou, a indiqué que le problème de la désertification et de la sécheresse concerne tout le monde et la célébration de la JMLDS vient attirer l’attention de toutes les couches sociales sur l’ampleur de ces fléaux et les actions à entreprendre pour les atténuer. « Nous l’avons organisé à l’UK afin que les étudiants qui sont dans le domaine de la recherche puissent avec les nouvelles technologies, mettre en place de nouvelles stratégies pour éviter la sécheresse et stopper l’avancée du désert », a-t-il ajouté.
Pour Dr. Padabô Kadouza, doyen de la faculté des Lettres et des Sciences humaines à l’UK, c’est une opportunité pour mettre en exergue le besoin urgent des actions conjointes à amener pour restaurer et préserver la santé des terres pour des générations futures.
Une mise en terre des plants sur le site universitaire a mis fin à cette rencontre. ATOP/SG/SKP/FD






