
Kara, 6 juil. (ATOP) – La 6è édition de « Heal by Hair », le programme phare de la formation de la Bluemind Foundation (BMF) a eu son apothéose, le samedi 5 juillet à Kara, au cours d’une soirée où 300 coiffeuses venues de Sokodé, Dapaong et Kara ont reçu leurs certificats, les élevant au rang d’ambassadrices de la santé mentale en Afrique.
Placée sous le signe de la célébration de la femme et de la promotion du bien-être psychologique en Afrique, cette manifestation a mis à l’honneur l’engagement de ces artisanes. Celles-ci ont été outillées pour transformer leurs salons de coiffure en des espaces de confiance, de première écoute, de sensibilisation et d’orientation face aux troubles psychiatriques et psychologiques au sein de leurs communautés.
L’événement s’est déroulé en présence des autorités locales, d’invités d’honneur et d’un public. La soirée a été essentiellement rythmée par des prestations artistiques, une parade des récipiendaires et la remise officielle des attestations aux ambassadrices.

Le directeur de cabinet de la présidence de l’UK, Mouzou Palakyem Stephen a félicité la fondation pour cette initiative qui place la santé mentale au cœur des débats nationaux. Saluant le cadre de partenariat qui lie désormais son institution à la BMF, il a réaffirmé la volonté de l’université de traduire cet accord en actions concrètes à travers la formation, la recherche scientifique et la vulgarisation des résultats au profit des populations.
S’adressant aux récipiendaires, M. Mouzou a souligné que chaque attestation, portant le sceau de l’université, représentent désormais une feuille de route. « La santé mentale n’est pas que l’affaire des professionnels de la santé, mais l’affaire de tous », a-t-il dit, invitant les ambassadrices à devenir de véritables vecteurs d’espoir et de changement.
Pour la présidente-fondatrice de la BMF, Mme Marie-Alix de Putter, l’histoire de la fondation est intimement liée à la bienveillance spontanée de ces femmes du quotidien. Évoquant son propre parcours, elle a rappelé qu’il y a 14 ans, sa vie avait été sauvée par l’écoute d’une femme ordinaire. Mme de Putter a rappelé que les grandes mutations sociétales naissent souvent dans la simplicité du quotidien sous un arbre ou dans une cuisine. « Avec ces certificats, vous êtes désormais membres à part entière du mouvement Heal by Hair pour opérer le changement voulu dans vos localités respectives », a-t-elle lancé aux diplômées.
Mme de Putter a conclu son propos en témoignant sa gratitude aux autorités togolaises et aux différents ministères sectoriels pour leur soutien constant. Selon elle, la mobilisation de ces coiffeuses permettra de redonner de l’espoir à plus de 90 millions de femmes africaines souffrant de troubles mentaux.
En marge de cette apothéose, une grande parade culturelle avait été organisée la veille pour célébrer les femmes du canton de Siou, favorisant ainsi un brassage culturel et artistique entre le Togo et le Cameroun.
ATOP/TAL/SG/SED






