
Kara, 4 nov. (ATOP) – Le bilan à mi-parcours de la campagne nationale de reboisement s’est déroulé dans les préfectures de Bassar et de Dankpen le vendredi 3 novembre. Les 30 et 31 octobre, cette évaluation a lieu dans les préfectures de la Kozah, d’Assoli, de la Kéran, de Doufelgou et de la Binah. Cette restitution a été suivie d’une visite de terrain sur les différents sites de reboisement.
Organisée par le ministère de l’Environnement et des Ressources Des participants à Kara Forestières à travers sa direction régionale de la Kara, cette rencontre a permis, de faire la restitution des activités de cette campagne aux acteurs préfectoraux impliqués dans ce programme de reboisement. Il était question aussi de les amener à partager leurs expériences et acquis, pour une bonne exécution de cette campagne initiée par le gouvernement et de proposer des pistes de solutions pour l’atteinte de la double ambition quinquennale et décennale qui est d’atteindre 25% de couverture forestière à l’horizon 2025 et de reboiser un milliard d’arbres d’ici 20230.
Dans la Kozah, la préfecture a reboisé au total 252 853 plants en raison de 58 300 plants mis en terre par les ONG et associations. 67000 plants par les communes et 43000 plants reboisés avec l’appui des projets. Les apprenants des établissements scolaires du lycée Kara I et du CEG Pya Hodo, membres des clubs environnement ont été initiés à la production des jeunes plants en pépinière à travers la fabrication du terreau, le traitement des sachets plastiques, l’empotage, la récolte et le semis des semences, le désherbage et l’arrosage des jeunes plants. Les acteurs ont fait une descente sur le site de Sarakawa pour constater de visu, l’évolution des jeunes plants mis en mis en terre.
Dans la Kéran, cette activité a été précédée d’une visite des sites de reboisement au centre culturel de Pessidè et à la forêt classée de Gbéhaho sur le flanc de la montagne d’Atétou. Selon les résultats, la préfecture de la Kéran a occupé le 2ème rang sur les 7 préfectures, avec 224.095 plants mis en terre sur une superficie de 734,82 ha et 8,56 km en linéaire reboisé.
Dans la préfecture de Doufelgou, 108.552 plants ont été mis en terre de juin à septembre, sur une superficie de 400,2 hectares et 10 km de reboisement linéaire.
Dans la Binah, les statistiques montrent que la préfecture a connu une régression dans le domaine de reboisement par rapport aux années précédentes. Classée première en 2021 avec plus de 143 000 plants mis en terre, 3ème en 2022 avec 164 000 plants, la préfecture occupe la 5e place pour cette campagne en cours avec seulement 90 000 plants reboisés.
Selon le directeur préfectoral de l’Environnement et des ressources forestières, le capitaine Tchonda Planzouwa, cette régression est due à d’énormes difficultés liées au problème de mains d’œuvre, à la sècheresse, aux feux de végétation et de pâturage où les bêtes en divagation détruisent les arbres plantés. Les différents acteurs ont visité le site communautaire de Tchikawa dans la commune Binah 1, un site d’environ 3,5 ha sur lequel onSpeut trouver les Sena, les Khaya, les Bombax et les Ceiba.
Dans la préfecture de Bassar, le bilan présenté indique que la préfecture a mis en terre 140.881 plants sur différents sites couvrant au total une superficie de 514,9 ha et 7,55 km linéaire. Elle est classée 3ème au plan régional. Un effort par rapport à l’année dernière où elle était 4ème avec 88 893 plants reboisés sur une superficie de 241,09 ha et 20,03 km linéaire classée. Cette année, il est constaté que plusieurs essences forestières produites par les privés, la direction préfectorale de l’Environnement et l’Office de développement et d’exploitation des forêts (ODEF), des mairies, des associations et ONG n’ont pas été toutes mises en terre. La rencontre est précédée de la visite du site de Tchatchaminadè où 38 000 plants sont mis en terre sur une superficie de 4 ha.
Dans la préfecture de Dankpen, au total 57364 plants ont été reboisés sur 145 ha avec 19,76 km de linéaire. Avec ce résultat, Dankpen tient la queue des sept préfectures de la région au terme de cette campagne.
Les difficultés majeures rencontrées lors de cette campagne de reboisement sont presque communes à toutes les préfectures. Il s’agit notamment de la non mobilisation suffisante des terres pour le reboisement, l’insuffisance de main d’œuvre, les contraintes liées à la sécheresse, au pâturage et au non-respect des couloirs de transhumance par les peulhs nomades, aux feux de végétation, ainsi qu’au manque d’engouement des communes à aider les directions préfectorales de l’Environnement dans cette opération de reboisement.
Les préfets et les maires ont invité les acteurs à œuvrer davantage pour une végétation saine et une restauration réussie du couvert végétal dans le pays. Ils ont remercié les acteurs locaux pour le travail abattu sur le terrain depuis le lancement de la campagne nationale de reboisement eu égard des résultats satisfaisants. Les représentants du pouvoir central ont exhorté tous les acteurs à s’impliquer davantage dans ce programme pour l’atteinte des objectifs visés, conformément à la feuille gouvernementale 2020-2025.
Le directeur régional de l’Environnement de la Kara, le Lieutenant-colonel Detse Komla, a d’abord rappelé que l’objectif de cette campagne de reboisement est de 14,2 millions d’arbres, dont 2 millions d’arbres pour le 1er juin et 12,2 millions d’arbres pour le reste de la campagne avec une prévision d’environ 364 000 d’arbres par préfecture et 2 550 000 pour la région de la Kara. A l’issue de ce bilan à mi-parcours, il a jugé satisfaisant les résultats obtenus dans l’ensemble des localités en dépit des contraintes inhérentes. Le Lieutenant-colonel Detse a encouragé les uns et autres à redoubler d’effort pour faire du Togo, un pays vert et lutter efficacement contre les effets du changement climatique. Il a mis l’accent sur la participation active de toute la population dans la protection des plants mis en terre, en luttant efficacement contre les feux de végétation et la divagation des animaux. ATOP/TAL/AJA






