Kara, 31 août (ATOP) – Une vingtaine de journalistes de la presse écrite, de l’audiovisuel et en ligne des médias publics et privés de la région de la Kara et des Savanes ont été sensibilisés les 29 et 30 août à Kara, lors d’un atelier national sur les enjeux du numérique et l’implication des nouvelles lois adoptées dans l’exercice de leur profession pour une bonne pratique démocratique.
Cet atelier placé sous le thème « Médias, démocratie numérique et participation citoyenne », est conjointement organisé par le ministère des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté, des relations avec les institutions de la république et celui de la communication et des médias. Il est initié en collaboration avec l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication (HAAC) et de l’Agence Nationale de la Cyber sécurité (ANCy). Il s’inscrit dans le cadre des actions marquant la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, observée chaque 3 décembre et de la mise en œuvre de l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Le but est d’amener ces professionnels des médias à réfléchir sur les implications juridiques des textes et lois dans l’exercice de leur métier et sur leur rôle et responsabilité dans l’édification d’une société citoyenne et démocratique à l’ère du numérique.
Plusieurs communications ont permis aux participants d’être outillés et de s’imprégner davantage des enjeux du numérique et des textes régissant leur profession. Il s’agit de « l’Etat de droit, démocratie et liberté d’expression et d’information : Nécessité d’une éducation aux médias numériques » ; « le rôle des médias dans la promotion d’un cyberespace » et « le journalisme sensible à la démocratie numérique et à la citoyenneté, cas pratique ». Ces acteurs des médias ont été aussi édifiés sur la « compréhension et implication du nouveau code de presse et de la communication, de la nouvelle loi organique de la HAAC en lien avec l’interprétation du nouveau code pénal » et « le journalisme face aux enjeux et rapports de souveraineté : Infox, ingérence et contre-ingérence numérique ».
Le directeur de cabinet du ministère en charge des droits de l’Homme, Djéri Adjawè a indiqué que le mécanisme de diffusion de l’information sur les réseaux numériques pose aujourd’hui un problème en termes de menace à divers égards. Il a poursuivi en faisant savoir que les conditions d’exploitation abusive des technologies de l’information mettent à mal le pluralisme et la démocratie. Il a ajouté que cette rencontre sert de cadre aux journalistes pour revisiter le fonctionnement de la démocratie par rapport à la contribution et à l’implication de tous les acteurs, particulièrement eux dont la corporation occupe une place de choix dans ce processus.
Le conseiller en communication du ministre en charge des médias, Mawugnon Afanou, a pour sa part, expliqué que le cadre juridique et réglementaire national actualisé, en phase avec la liberté d’opinion et d’expression impose aux médias de s’adapter au nouveau paysage conformément aux nouvelles lois régissant désormais ce secteur. Il a invité l’ensemble des acteurs des médias à saisir les opportunités du numérique pour apporter leur contribution à une participation saine et inclusive du citoyen à toutes les étapes de la chaîne du développement, en contextualisant la problématique liée à l’incivisme numérique.
Le préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu a rappelé aux acteurs des médias leur rôle et responsabilité en cette ère de migration de la communication vers le digital. Il a invité les participants à relayer les informations reçues pour l’atteinte des objectifs.
Le président de l’OTM, Fabrice Petchezi a exhorté ses confrères à prendre connaissance du nouveau code de la presse et de la communication et à maîtriser les lois et textes juridiques régissant leur profession afin d’éviter d’être sous le coup de la loi.
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