
Kara, 27 mai (ATOP) – Vingt membres des associations des jeunes et de femmes des régions Maritime, Plateaux, Centrale et Kara, renforcent du 26 au 28 mai à Kara, leurs capacités opérationnelles sur la gouvernance locale et la démocratie participative.
Cette formation est à l’initiative du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) avec le soutien financier de l’Ambassade des Etats-Unis. Cette activité intervient dans le cadre du projet « Actions citoyennes pour l’amélioration de la gouvernance et le renforcement de la démocratie participative au Togo ».
La rencontre regroupe les représentants des associations de jeunes et de femmes des communes bénéficiaires du projet. Il s’agit notamment de la Binah 1 et 2 ; Dankpen 1 et 3 ; Tchamba 2 et 3 ; Tchaoudjo 3 et 4 ; Haho 3 et 4 ; Kloto 2 et 3 ; Bas-Mono 1 et 2, ainsi que Vo 3 et 4. L’objectif est d’accroître le niveau de connaissance de 20 associations de jeunes et femmes sur le leadership et la participation au processus de gouvernance locale.
A travers cette démarche, le CACIT entend contribuer à renforcer l’engagement des jeunes et des femmes dans les processus décisionnels locaux en vue de stimuler une participation citoyenne accrue. Il compte disposer d’un vivier d’acteurs capables de travailler efficacement pour une implication active dans les initiatives communautaires.
Les participants seront outillés sur les droits de l’homme, l’approche basée sur les droits de l’homme, genre et inclusion ; la décentralisation et gouvernance locale. Ils seront instruits sur la participation au processus de gouvernance locale et citoyenne ; le contrôle citoyen de l’action publique et de redevabilité, ainsi que le leadership, le plaidoyer, la gestion de connaissances et de communication.
La responsable du département promotion des droits de l’homme et genre, Mme Rachel Molley, a rappelé que le dernier recensement général de la population, fait état de 60% de jeunes âgés de moins de 25 ans sur les 8 millions d’habitants avec 57%, vivant en milieu rural. Elle a déploré le fait qu’au regard de ce nombre important de jeunes, leur implication dans la gouvernance et la démocratie locale participative reste limitée. « Malgré l’harmonisation des textes et lois et plusieurs initiatives prises pour la promotion de l’égalité genre au Togo, les défis persistent toujours dans les zones rurales en matière d’implication des femmes dans la gouvernance et la gestion des affaires publiques », a précisé Mme Molley. Pour elle, cette formation s’avère importante pour renforcer l’implication des bénéficiaires dans la gestion des affaires publiques et leur capacité à influencer positivement les décisions qui impactent leurs communautés.
Le responsable de cadre de jeunes de Kloto, M. Gaba Rabiou et la secrétaire de l’association des femmes vulnérable de Bas-Mono, Mme Innocente Edoh Gally ont dit être confiants qu’à la fin de la formation, leur rôle de contrôle citoyen sera plus actif. Ils s’engagent à relayer les acquis dans leurs communautés respectives. ATOP/SG/TAL/BV






