
Kara, 25 jan. (ATOP) – Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a inauguré l’hôpital « Dogta-Lafiè », annexe de Kara, le vendredi 24 janvier, en prélude à la commémoration du 51eme anniversaire de l’attentat de Sarakawa. C’était en présence du premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé, du président de l’Assemblée nationale, Sévon-Tépé Kodjo Adédzé, des membres du gouvernement, des députés et d’autres personnalités.
L’hôpital « Dogta-Lafiè » annexe de Kara, est une institution de santé moderne dédiée à offrir des services de diagnostic rapide et de soins de haute qualité à la communauté.
Améliorer le bien-être des patients grâce aux technologies de pointe.

Cette unité hospitalière, située au quartier Téloudè sur la route menant au CHU Kara, est bâtie sur un terrain de plus de 6.000 m2 et comprend une surface utile de 2800 m2. Il s’agit d’un bâtiment de quatre blocs avec un cœur central réservé à l’accueil et les halls.
Les quatre blocs sont essentiellement formés des unités d’ophtalmologie et de stomatologie, de laboratoire, d’hémodialyse, ainsi que de l’imagerie et de biologie médicale.
L’unité d’imagerie avec ses équipements de pointe, est dotée d’une IRM 1,5 tesla de haut champ, d’une radiographie numérique, d’un scanner 64 barrettes pour des analyses de grandes précisions, d’une mammographie et d’une échographie permettant de faire des diagnostics précis et rapides au niveau du cerveau, du cœur, de l’abdomen, de la gynécologie, de la prostate et des hépatites. Le service de la biologie médicale couvre quant à lui, les analyses d’anatomopathologie, de biochimie, de parasitologie, d’hématologie, de bactériologie et de virologie.
L’unité d’hémodialyse opérationnelle depuis le 6 janvier dernier, a déjà réalisé une cinquantaine de dialyses. En plus de toutes ces unités, le bâtiment comporte un sous-sol plus technique avec des éléments de stockage et de fonctionnement du site, ainsi que des salles d’extension pour d’autres besoins et un étage servant d’administration et de bureaux des staffs.
Les ambitions de Dogta-Lafiè annexe de Kara
Pour Mme Ingrid Awadé, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), promoteur et maître d’ouvrage, l’ambition du chef de l’Etat est d’offrir des soins de qualité accessibles à toute la population du septentrion à travers un bon maillage du système sanitaire. Elle précise que cette infrastructure sanitaire avec des équipements modernes et un suivi personnalisé, vise à contribuer au renforcement de l’offre de soins hospitaliers par des services de santé de haute qualité et à l’amélioration de l’ensemble du système hospitalier de la région.
Les impacts de Dogta-Lafiè Kara sur la population

Dogta-Lafiè Kara, explique Mme Awadé, a beaucoup d’impacts directs sur le bien-être collectif, notamment les populations, ménages et utilisateurs potentiels, système sanitaire existant, l’impact socio-sanitaire et économique, éducatif (formations des praticiens et personnels soignants), ainsi que sur la politique de l’emploi (création d’emplois directs et indirects).
Un hôpital, c’est bien plus qu’un bâtiment, c’est un symbole de vie, de solidarité et d’espoir pour toute la communauté et le sens d’un engagement collectif pour la protection de la vie humaine, a dit le ministre de la santé, Prof. Tchin Daré. Selon lui, la construction et l’équipement de ce centre à Kara, s’arrime parfaitement à l’atteinte de l’objectif de la couverture universelle, une vision portée par le chef de l’Etat et traduite dans la politique du gouvernement. « Avec la réduction drastique du délai de prise en charge, c’est une célérité et une meilleure efficacité des soins qui permettront de baisser la mortalité hospitalière, un indicateur important de mesure de tout le système de santé de notre pays, en matière d’accès aux soins de santé de qualité pour tous», a expliqué le ministre Daré.
Peu avant, l’architecte urbaniste, Peyebinesso Limaziè, concepteur, avait dans sa présentation de l’ouvrage, souligné que les travaux de construction de cet hôpital et du centre de transfusion sanguine en rénovation au CHU ont coûté 6 milliards 477 millions de francs CFA. Ils ont été entièrement réalisés par des entreprises togolaises dans un délai de 16 mois pour une garantie de 5 ans avec des pièces de rechange.
Cette inauguration est intervenue après que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé, ait visité le Centre des maladies infectieuses (CMI), logé au sein de l’INH-Kara et celui de la transfusion sanguine du CHU Kara en cours de réhabilitation.
La cérémonie a pris fin par la coupure du ruban par le chef de l’Etat et la visite des compartiments de l’hôpital.
ATOP/TAL/SG/KYA






