
Kara, 23 oct. (ATOP) – Un atelier de capitalisation pour la durabilité des acquis du Fonds régional pour la stabilisation et le développement dans les régions fragiles au sein des Etats membres de la CEDEAO (FRSD) s’est déroulé, le mercredi 22 octobre à Kara, dans la commune Kozah 1.
Le FRSD, une initiative de la CEDEAO, est mis en œuvre depuis mai 2024 dans les régions des Savanes, Kara et Centrale avec l’appui financier du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Exécuté par la GIZ en partenariat avec l’ONG Vétérinaires sans frontières Suisse (VSF-Suisse) et avec la collaboration de l’ONG Gestion de l’environnement et valorisation des produits agropastoraux et forestiers (GEVAPAF), ce FRSD prend fin le 31 octobre prochain.

La rencontre de Kara a réuni les autorités locales, les partenaires et services techniques, les bénéficiaires cibles exerçant dans la production et transformation des produits agropastoraux, ainsi que les établissements et centres de formation de la Kara. Elle leur a permis de capitaliser les activités menées dans cette région, de tirer des enseignements et expériences vécues, d’identifier les bonnes pratiques, les succès et de relever les difficultés en vue de l’amélioration des actions futures.
Concrètement, il s’est agi de renforcer les effets du FRSD auprès des populations cibles, de présenter aux autorités locales les réalisations, d’identifier les pratiques innovantes dans un processus participatif avec l’ensemble des parties prenantes.
Les participants ont suivi une présentation du FRSD et en travaux de groupe, ressorti les facteurs ayant contribué à la réussite des acquis. Ils ont ensuite relevé les difficultés, les leçons apprises et les bonnes pratiques qui vont permettre d’élaborer un document de capitalisation pour assurer la durabilité de ces acquis au niveau de la base.
Présentation des résultats dans la Kara
Dans la Kara, en 18 mois d’exécution, le FRSD a touché, entre autres, 130 jeunes (hommes et femmes) qui ont acquis de nouvelles connaissances et compétences pratiques dans leurs domaines d’activités respectives. Ils ont été formés et équipés aux bonnes pratiques d’hygiène dans la transformation et commercialisation des produits, à l’utilisation des équipements de protection individuelle et à l’entreprenariat. Parmi eux, 65 jeunes ont été financés pour booster leurs activités.
Le responsable programme à l’ONG VSF-Suisse, Alaté Josué Alaté a fait savoir que la lenteur administrative a entrainé un retard dans l’exécution des activités au début de la mise en œuvre du FRSD, souhaitant qu’il ait une seconde phase pour plus d’impacts dans les communes. Il a rappelé que le FRSD couvre sept grandes activités, que sont les filières laitières, maraichères, piscicoles et avicoles, la réduction des risques de catastrophes (RRC), ainsi que les activités de Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) et l’entreprenariat des jeunes diplômés.
Le chef d’antenne GIZ Kara et Savanes, Francis Nadjombé a notifié que le Fonds travaille également sur l’appui psycho-social, la formation financière, la stabilisation économique et la cohésion sociale, le genre et équité dans les différentes actions. Il a ajouté que les pays bénéficiaires de ce fonds sont la Guinée-Bissau, le Bénin et le Togo, avec la phase pilote qui s’est déroulée en Gambie de 2019 à 2023.
« Après être formé par l’ONG VSF-Suisse, j’ai obtenu une subvention de sa part qui m’a permis de mettre en place l’élevage des cailles et des poulets de chair et de m’autosuffire », a indiqué avec joie, M. Yentati Malik Madjirou, producteur de cailles et poulet de chair à Pya Akéï. Il a remercié l’ONG VSF-Suisse et ses partenaires et toutes les autorités locales qui oeuvrent pour le bien-être des jeunes vulnérables.
Le 2ème adjoint au maire de Kozah 1, Tata Kèlem Padabô a salué la pertinence de l’initiative qui a contribué à la résilience économique et sociale des populations locales. Il a encouragé cette démarche dans la consolidation des acquis enregistrés sur le terrain. ATOP/SG/TAL/DHK






