
Kara, 23 avr. (ATOP) – Un atelier de sensibilisation et de plaidoyer sur l’accessibilité des lieux et édifices publics s’est tenu, le mercredi 22 avril à Kara, à l’intention des acteurs clés de la région. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la promotion d’une société plus inclusive aux personnes handicapées.
Organisée par la Coordination des Organisations des personnes handicapées (OPH) de la Kara, à travers l’Association des personnes handicapées de la Kozah (APHAK), cette initiative bénéficie du soutien financier de la GIZ/ProEmploi+. Elle porte sur le projet intitulé : « Plaidoyer pour l’accessibilité physique des personnes handicapées aux lieux et édifices publics dans la région de la Kara ».
La rencontre fait suite aux résultats d’une mission conduite par l’APHAK, ayant permis de mettre en évidence de nombreuses barrières d’accessibilité limitant l’accès de cette tranche de la société aux services essentiels dans les secteurs notamment l’administration, la santé et l’éducation. L’objectif est de sensibiliser les acteurs clés en vue de renforcer leur engagement en faveur de l’accessibilité des infrastructures publiques dans la région de la Kara. Il s’agit aussi de sensibiliser toutes les parties prenantes sur les enjeux de l’accessibilité universelle ; de partager les résultats de la mission d’identification des édifices publics et les principales barrières identifiées. Il est question aussi de promouvoir les bonnes pratiques en matière d’accessibilité, d’encourager les autorités locales et acteurs principaux à initier un dialogue constructif pour des actions concrètes en faveur de la cible.
Les participants ont suivi deux communications en lien avec le contexte et objectifs du plaidoyer et la restitution des résultats de la mission d’identification des édifices publics non accessibles et l’évidence des principales barrières identifiées dans la région. Ils ont également suivi des témoignages illustrant les difficultés auxquelles font face les personnes handicapées en matière d’accès aux lieux et édifices publics. Les parties prenantes ont formulé des recommandations visant à lever les obstacles à l’accessibilité, tout en prenant des engagements à y veiller.
Le secrétaire général de la préfecture de la Kozah, Tchodie Essozolam a félicité la coordination de l’OPH, tout en saluant les résultats de la mission d’identification. Pour lui, avec la politique d’inclusion prônée par les autorités du pays, il n’est plus question qu’une partie de la population soit mise de côté pour des raisons non valables. M. Tchodie a réitéré l’engagement des autorités locales à continuer des réflexions pour trouver des alternatives d’aménagement des édifices identifiés non accessibles, afin que chaque citoyen de la région puisse apporter sa pierre pour un développement durable et inclusif.
Selon le directeur exécutif de l’APHAK et président du comité de mise en œuvre du plaidoyer, Awi Konga, cette mission est menée conjointement avec l’OPH de la Kozah, à travers une approche participative impliquant des équipes mixtes sur le terrain. Cette mission, dit-il, a permis d’identifier 470 infrastructures dont 221 totalement inaccessibles aux personnes handicapées. Il a aussi rappelé que 194 infrastructures sont partiellement accessibles et seulement 56 répondent aux critères d’accessibilité dans toute la région, notamment les secteurs essentiels, tels que l’administration, la santé, et l’éducation.
M.Awi a témoigné sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs et partenaires qui accompagnement son association dans cette démarche. Pour lui, en dépit des efforts engagés en faveur de l’inclusion sociale, les autorités, les collectivités locales et les partenaires doivent renforcer davantage les normes d’accessibilité dans la réalisation et la rénovation des infrastructures publiques au profit des personnes handicapées.
ATOP/MM/TAL/SED






