
Kara, 13 août (ATOP) – Les jeunes entrepreneurs agricoles de la région septentrionale ont renforcés leurs compétences les 11 et 12 août à Kara, sur la gestion de la propriété intellectuelle et la valorisation économique des innovations agricoles et agroalimentaires.
La session de formation a été initiée par l’Organisation des nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le ministère en charge de l’Agriculture, et l’Institut national de la propriété industrielle et de la technologie (INPIT). Elle entre dans la mise en œuvre du projet « Appui à la promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes au Togo ».
Les jeunes entrepreneurs et les responsables des structures d’accompagnement ont été éclairés sur la protection de leurs inventions, marques, savoir-faire et autres créations. Ils ont pris connaissance des fondamentaux de la propriété intellectuelle et des missions de l’OAPI/INPIT ; de la protection des inventions par brevet et l’utilisation stratégique des marques. Les participants ont été également édifiés sur la protection des secrets d’affaires et la valorisation des produits locaux à travers les marques collectives et les indications géographiques, ainsi que l’intégration de la propriété intellectuelle, comme outil de compétitivité des entreprises.

Le chargé de programme à la FAO-Togo, Djiwa Oyétoundé, a relevé l’importance de la protection des idées et innovations pour accroître la valeur des produits agricoles et agroalimentaires. Selon lui, l’enjeu est désormais de produire mieux, transformer davantage les produits sur place, protéger les innovations et améliorer la commercialisation des produits togolais. Il a rappelé que dans le cadre ce projet, 164 plans d’affaires de jeunes ont été reçus par la FAO, dont 27 présélectionnés qui ont fait objet de missions d’approfondissement et d’échanges.
M. Djiwa a exhorté ces jeunes entrepreneurs à considérer leurs productions non seulement comme des biens à commercialiser, mais aussi comme des marques, des savoir-faire et des innovations susceptibles de créer davantage de valeur.
Le directeur régional de l’Agriculture de la Kara, Dadja Badalake, a déclaré que cette formation vient aider les entrepreneurs à donner davantage de valeur à leurs créations et à mieux protéger leurs innovations. « L’initiative prise aujourd’hui par la FAO vient amorcer un grand début pour le développement de notre agriculture », a-t-il renchéri. Il a convié les bénéficiaires à mettre en pratique les acquis en innovant dans d’autres domaines susceptibles de contribuer au développement durable.
Des études de cas, travaux de groupe, simulations, échanges d’expériences et séances de questions-réponses ont marqué ces jours de formation. ATOP/AE/TAL/BV






