
Kara, 12 juin (ATOP) – Un atelier national de concertation des acteurs sur le développement du Mécanisme de gestion des plaintes (MGP) du Projet d’amélioration de l’environnement propice à la gestion durable et équitable des ressources en eau dans le bassin de la Volta (PAGERE), s’est tenu les 11 et 12 juin à Kara.
Cet atelier est organisé par l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) en coordination avec la Structure focale nationale de l’ABV (Togo) et le soutien financier et technique de la Banque africaine de développement (BAD). Il a regroupé une trentaine d’acteurs, notamment, les autorités locales, les représentants des services techniques déconcentrés, les communautés riveraines des ressources en eau et ceux des ONG ; en plus des représentants de la Structure focale nationale de l’ABV et des ministères sectoriels.
L’objectif est d’amener les parties prenantes au processus d’élaboration du Mécanisme de gestion des plaintes à s’approprier le document draft du MGP, à l’amender et à l’enrichir pour aboutir à un mécanisme participatif et consensuel pour une mise en œuvre sécurisée et réussie du PAGERE.
Les participants ont pris connaissance du projet PAGERE et des types de plaintes pouvant subvenir au cours d’exécution du projet. Ils ont été éclairés sur les places, les rôles et le fonctionnement des différents comités de gestion des plaintes.
Le secrétaire général du gouvernorat de la Kara, Gountibote Gnigbangou, représentant le gouverneur, a déclaré que l’eau, ressource vitale et stratégique est aujourd’hui au cœur des préoccupations environnementales, économiques et sociales. Pour lui, sa gestion durable et équitable constitue un défi majeur, surtout dans les bassins transfrontaliers comme celui de la Volta. Il est impératif, a-t-il précisé de poser les bases d’un mécanisme de gestion pour garantir la transparence, l’équité et la redevabilité dans la mise en œuvre du projet PAGERE. Il a remercié la BAD pour son soutien indéfectible et salué la démarche de l’Autorité et invité les parties prenantes à faire des propositions concrètes lui permettant de se doter d’un instrument fiable qui tienne compte de l’ambition du développement des pays membres.
Le directeur exécutif adjoint de l’ABV, chargé des opérations, Milogo Dibi a présenté le projet PAGERE dont le but est d’améliorer l’environnement propice en matière de données d’informations pour soutenir l’élaboration d’un plan de schéma directeur dans le bassin et instaurer un consensus entre les six pays membres autour de la réalisation du projet de barrage de Noumbiel. Il a souligné que le bassin regorge d’énormes potentiels mais aussi des défis à prendre en compte pour garantir la réussite du projet.
Le directeur des ressources en eau, coordinateur de la Structure focale nationale de l’ABV au Togo, Konlani Gnimpale a expliqué les exigences environnementales et sociales de la BAD qui visent à éviter d’éventuels conflits ou plaintes liés à la mise en œuvre des activités du projet PAGERE.
Le bassin de la Volta est drainé par un fleuve long de 1850 Km sur une superficie de 400 mille Km2 avec une population de 35 millions d’habitants répartis dans les six pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Ghana et Togo). ATOP/TAL/LK /TJ






