
Kara, 20 déc. (ATOP) – Un atelier de renforcement des compétences de 30 parajuristes et animateurs des centres d’écoute, de la région des Savanes, pour leur engagement dans la prise en charge psychosociale des victimes des violences basées sur le genre dans les six communes du projet, s’est ouvert le mardi 19 décembre à Kara.
L’atelier est organisé par le Groupe de réflexion et d’action femme, démocratie et développement (GF2D). Il a bénéficié de l’appui technique et financier du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), dans le cadre du « Projet de protection des femmes et enfants contre les violences basées sur le genre en situation de conflits », dans six communes de la région des Savanes au Togo.
L’objectif est de renforcer les connaissances des parajuristes sur la prise en compte des violences basées sur le genre (VBG) pour une meilleure protection des enfants et des femmes dans ces six communes de la région. Il s’agit aussi de renforcer les compétences des parajuristes sur les thématiques liées aux droits humains, genre, VBG, différentes prises en charge, à la protection juridique des femmes et des filles contre les violences sexuelles. Il sera en outre nécessaire de les outiller aussi sur le référencement des victimes pour les prises en charge psychosociale, psychologique, médicale et judiciaire.
Durant quatre jours, les participants seront éclairés sur les notions de droits humains, de genre et de masculinité positive et du cadre juridique de protection des femmes et filles contre les VGB avec des cas d’étude. Ils seront ensuite outillés sur la prise en charge psychosociale, psychologique, médicale des survivants des VBG et sur leur rôle et responsabilité dans la prise en charge. Des communications, entre autres, le référencement vers les structures de santé et les instances juridiques ; la gestion des centres d’écoute ; ainsi que la prévention des agressions sexuelles et l’accueil des personnes en cas d’agression pour une bonne écoute seront également présentées.
Le directeur régional de la planification de la Kara, Hassim Maliawaï, représentant le préfet de la Kozah, a indiqué que la réalisation de ce projet du GF2D, amène les animateurs des centres d’écoute à contribuer à une gestion efficace et efficiente des cas de victimes à travers la maîtrise des mécanismes de lutte contre les VBG qui préoccupent les autorités du pays. Il a félicité le GF2D et UNFPA pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer pour faire de la lutte contre les VBG et la promotion des droits humains, en particulier ceux des enfants et femmes, leur cheval de bataille au Togo.
Pour la secrétaire générale du GF2D, Mme Michelle Noussoessi Aguey, la situation d’insécurité qui sévit dans la région des Savanes vient aggraver les violences communautaires existantes, les VBG et celles faites à l’égard des enfants. Cette situation, dit Mme Aguey, perturbe la vie quotidienne des populations expliquant la nécessité pour sa structure d’initier cet atelier pour amener l’ensemble des acteurs communautaires à mieux connaître les outils et mécanismes d’une prise en charge psychosociale adéquate des survivants des VBG.
L’expert au programme Santé Reproductive à UNFPA, N’sindi Buato a souligné que l’UNFPA intervient aux côtés du gouvernement et des acteurs de protection des droits humains au Togo pour promouvoir la dignité de la femme et les droits des enfants, à travers la réduction significative du décès des mères lors des accouchements et des violences sexuelles. ATOP/BAK/SED






