
Djeddah, 2 juin (ATOP) – Le Ministère du Pèlerinage et de l’Omra, en collaboration avec le Conseil des principaux savants et la Fondation du Roi Abdulaziz pour la recherche et les archives (Darah) a organisé, le dimanche 1er juin à Djeddah, la 49e édition du Grand Hadj Symposium.
Le symposium a réuni des ministres, des universitaires de haut niveau, des chefs des bureaux et des missions du pèlerinage, ainsi que des spécialistes et des participants du Royaume et de l’étranger. Ce symposium s’inscrit dans le cadre les efforts déployés par le ministère du Hadj et de la Omra pour mettre en évidence le concept de capacités en charia islamique et explorer ses dimensions jurisprudentielles à la lumière des développements contemporains.
La rencontre entend faciliter la performance du pèlerinage en respectant les objectifs du droit islamique. Il s’agit aussi de mener un dialogue et un débat intellectuel sur les questions liées au pèlerinage.
Les échanges ont mis en exergue les diverses expériences savantes et intellectuelles ainsi que les concepts clés de la jurisprudence contemporaine du pèlerinage. Les experts projettent favoriser la collaboration entre les différents acteurs du pèlerinage pour éviter des tracasseries et surtout les bousculades liées à l’organisation du Hadj, au regard du nombre de plus en plus pléthorique de candidats à ce pilier de l’islam.
Le président de la délégation togolaise pour le Hadj, imam Sanni Karim a fait savoir que le symposium a été aussi marqué par le lancement officiel du Hadj 2025, des ateliers sur la présentation de la situation du hadj à travers l’évolution démographique, technologique et numérique. La situation actuelle de l’organisation du Hadj a été passée au peigne fin, et les propositions d’adaptation des rites aux réalités du moment ont été faites en lien avec l’esprit et la lumière des textes islamiques.
Par ailleurs, les médecins des différents pays intervenants dans la gestion sanitaire des pèlerins, dans le cadre de ce symposium, ont échangé sur les stratégies à adopter pour une meilleure prise en charge des pèlerins. Ils ont partagé des expériences acquises et se sont convenus d’une démarche à suivre.
« Nous avons parlé au cours de ce symposium des nouvelles recommandations sanitaires que l’Arabie saoudite exige pour les pèlerins en vue d’améliorer leurs conditions de vie et de santé, et éviter les situations comme celles de l’an dernier. Dans ces réformes, il est recommandé qu’en dehors des mesures classiques, comme la vaccination, le bilan médical pour le Hadj, que toutes les délégations signent des contrats avec les structures privées sanitaires d’Arabie saoudite, selon deux types de contrats, un contrat de supervision et un contrat de mise à disposition et d’exercice », a expliqué Prof. Moumouni Abdel-Kader, chef de la mission sanitaire pour le Hadj. Il a précisé que ces contrats permettront aux équipes médicales étrangères de travailler sous la coupole des cliniques privés et avec les hôpitaux publics, afin de limiter les complications des maladies et même des décès.
Le Grand Hadj Symposium est une réunion culturelle et scientifique qui se tient chaque année, en Arabie saoudite, pendant la saison du pèlerinage.
ATOP/KYA/BA






