
Aného, 9 oct. (ATOP)- Un atelier de clôture des activités du projet « Action climatique féministe en Afrique de l’Ouest » (ACF-AO) s’est tenu le jeudi 8 octobre à Aného.
La rencontre a permis de faire le bilan de la mise en œuvre du projet, de présenter ses principaux résultats et enseignements et de relever des perspectives pour la consolidation et la pérennisation des acquis au bénéfice des communautés. Ces assises ont été une occasion de valoriser les réalisations et les expériences des bénéficiaires, notamment celles des femmes, des organisations communautaires et des coopératives accompagnées. Des témoignages des bénéficiaires ont été également présentés.
Le projet ACF-AO, lancé en avril 2023, est porté par l’Institut africain pour le développement économique et social (INADES-FORMATION) avec l’appui technique et financier des Affaires mondiales Canada (AMC) à travers l’ONG Inter-pares. Il est mis en œuvre dans les communes Lacs 1, 2 et 4 et Vo 2. L’objectif est de contribuer au renforcement de la résilience des communautés côtières et aux changements climatiques en mettant l’accent sur la restauration et la gestion durable des écosystèmes, le renforcement du leadership et du pouvoir économique des femmes, la promotion des pratiques agroécologiques et de la pêche durable.
Fondé sur une approche participative, le projet ACF-AO a touché environ 10 500 bénéficiaires directs, dont 78 % de femmes. En termes de renforcement des capacités et d’appui technique, 2478 personnes ont été formées sur la participation des femmes et des jeunes aux instances de décision et 604 renforcées sur le plaidoyer. 3758 acteurs sont formés sur les politiques climatiques, la biodiversité et le genre, 3337 sensibilisés à l’adaptation et à l’atténuation et 1542 autres formés en développement des affaires, gestion des coopératives, chaînes de valeurs et mise en marché.
Le représentant du ministre en charge de l’Environnement, M. Dossou Kodjo, a souligné que la clôture de ce projet doit ouvrir une nouvelle phase, celle de l’appropriation, de la consolidation et de la pérennisation des acquis. Il a formulé le vœu que les acquis de cette expérience continuent de produire des effets durables dans les communes concernées et qu’ils puissent inspirer d’autres initiatives à travers le pays.
« Vous nous rappelez que protéger les mangroves, restaurer les écosystèmes ou renforcer les économies locales, c’est aussi une façon de bâtir la justice sociale et un monde plus égal », a indiqué le chargé de programme de l’Inter Pares, Mme Abanda Ngongo Fernande.
La rencontre a pris fin par la visite des stands de l’exposition des produits agricoles promus par le projet. Cet évènement a mobilisé des autorités administratives, traditionnelles, des élus locaux, des coopératives et organisations de la société civile, des représentants des services techniques et des partenaires.
ATOP/DK/MD






