
Aného, 15 jan. (ATOP) – La 9ème édition du festival des divinités noires s’est tenue du 12 au 14 janvier à Aného-Glidji dans la commune des Lacs1 sous le thème « Harmonie des âmes : célébration des racines, convergente des cultures ».
Cette manifestation culturelle et traditionnelle est à l’actif de ‘’ACOFIN’’, une association pour la sauvegarde du patrimoine culturel africain, en collaboration avec ses partenaires. Elle a mobilisé des festivaliers de Bassar, Kara, Pagouda (Togo), d’Abomey au Bénin et de l’Inde. L’objectif est de regrouper les sociétés initiatiques africaines pour accomplir un voyage dans le temps, les temples et les bois sacrés pour redécouvrir les secrets des ancêtres, d’en assurer la sauvegarde et surtout la transmission aux générations futures. Elle vise à promouvoir les richesses culturelles et le patrimoine culturel et cultuel africain. Ce festival ambitionne de confier au Togo ce que le continent noir dispose de sociétés initiatiques et se veut un cadre de promotion du patrimoine culturel, matériel et immatériel. Il a également pour but de valoriser le patrimoine culturel et d’affirmer l’identité africaine. C’est aussi un carrefour d’échanges, de brassage culturel, de l’authenticité et de l’affirmation d’identité des peuples noirs. Il est aussi question pour les organisateurs de célébrer les divinités noires, l’amour entre les peuples africains et de mettre en avant la richesse des traditions, la diversité des cultures et la force de l’unité dans la célébration commune des héritages.
Plusieurs manifestations socio culturelles et éducatives ont marqué l’événement à savoir le défilé des couvents Guins-Mina, la parade et la prestation des Guêlêdê du Togo et Bénin, des Kondonas de Pya et de Sola, des jeunes filles vierges Adjifo, des danseurs d’Abomey et ceux de feu de Bassar. Il a eu également la grande messe du Fa, des rites cultuels Indiens, la prestation des temples Hindou, la dégustation des mets de l’Inde, d’Abomey et d’Aného, la traversée de la lagune par Kélégbéto d’Agokpamé, la prestation des couvents Sakpata d’Abomey, la danse royale d’Abomey et la caravane à travers les rues Aného-Glidji. Les concerts d’Amaprano et de Gbadamassi sont entre autres temps forts du festival.
Le ministre de la culture et du tourisme, Dr Kossi Gbenyo Lamadokou a salué cette initiative qui vient honorer le Togo pour célébrer la tradition d’Afrique de sa diaspora. Il a exprimé sa reconnaissance aux festivaliers venus de près ou de loin pour rehausser l’éclat de ce rendez-vous d’affirmation d’une facette importante de l’identité africaine. « L’important événement culturel que ce festival est devenu, vient couronner la vision et la politique d’authenticité instituée en 1974 au Togo, politique de retour aux valeurs endogènes en accord avec notre identité africaine » a-t-il relevé. Le ministre a souligné que le Togo a conservé jalousement ses traditions et ses rites. « Il nous incombe aujourd’hui d’unir nos efforts pour que ses différentes sociétés initiatiques togolaises soient classées au patrimoine immatériel de l’UNESCO », a relevé Dr Lamadokou.
ATOP/DK/GMM






