Aného, 17 mai (ATOP) – Le Comité Togolais pour le Suivi de la Démocratie-Branche Togo (CTSD-BT), une association de défense des droits de l’homme et l’enracinement de la démocratie a organisé, le samedi 14 mai à Aného, un séminaire sur la démocratie, les droits humains et le développement économique.
La rencontre a été placée sous le thème « Quel Togo pour ce troisième millénaire : la démocratie et les droits humains peuvent-ils être des leviers de développement ? ». Elle a réuni des élus locaux, des représentants des partis politiques, des responsables des organisations de la Société Civile (OSC), des ONG, des associations, des syndicats, des comités de développement à la base, des étudiants, et autres personnalités.
Ce séminaire a permis de renforcer les capacités des participants sur le concept de démocratie et des droits humains en vue de la mobilisation des populations à la base pour le développement socio-économique du Togo. Il s’est agi d’amener les acteurs locaux de développement à cerner la « vraie connotation de la démocratie, et à analyser ce que la démocratie en Afrique a apporté comme développement ».
Les participants ont suivi des communications sur « Pourquoi la démocratie électorale qui s’est développée en Afrique n’assure-t-elle pas son développement économique ? » et « Un leadership visionnaire et des institutions fortes sont les moyens le plus sûr pour atteindre la croissance économique et le développement durable en Afrique ». Ils ont échangé également sur les obstacles au développement du Togo et les approches de solutions.
Le secrétaire général de CTSD-BT, Laurent Laté Lawson a affirmé que la démocratie n’est pas synonyme de réussite économique. Il propose de transformer la démocratie électorale en une démocratie de développement ou les débats devraient porter davantage sur les mécanismes par lesquels le pouvoir est exercé et la mise sur pied de réels contre-pouvoirs. « La majorité des régimes politiques africaines sont présidentiels ou semi-présidentiels, octroyant de larges pouvoirs aux chefs d’Etat. Pour favoriser un fonctionnement plus démocratique et un développement plus efficace, il ne s’agit donc pas seulement de définir constitutionnellement les autres différents pouvoirs, mais de s’assurer de l’existence de mécanismes par lesquels le pouvoir exécutif peut être contraint », a-t-il laissé entendre.
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