
Aného, 5 juin (ATOP) – Un atelier consacré à la mise en place des organes de gestion des plaintes et à la sensibilisation des parties prenantes sur le mécanisme de gestion des plaintes (MGP) s’est tenu le jeudi 4 juin à Aného.
Les organes mis en place sont le comité préfectoral de gestion des plaintes chapeauté par le préfet des Lacs, Bénissan-Tétévi Daté, les comités communaux de gestion des plaintes dirigés par les maires et les comités cantonaux de gestion de plaintes de Glidji, Gbodjomé et d’Anfoin présidés par leur chef respectif.
Ces organes sont chargés de recevoir et de traiter les plaintes liées à la mise en œuvre du projet, de veiller à la mise en œuvre des résolutions, de notifier les plaintes reçues et de renvoyer les cas non résolus au niveau supérieur puis de rédiger des rapports trimestriels et annuels. Cette initiative est un volet du projet « Services de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle » (SSEQCU) financé par la Banque mondiale. Ce projet vise à fournir des soins et des services de santé essentiels aux femmes, enfants, et aux personnes vulnérables en vue de la réalisation de la couverture sanitaire universelle.
Selon le formateur Somana Atsou, le MGP est un instrument qui permet de recevoir, de traiter de manière équitable et efficace, les griefs, les réclamations et les plaintes résultant de la mise en œuvre des activités du projet SSEQCU. Il a pour objectif, dit-il, d’accorder aux parties prenantes l’opportunité de dénoncer les violations d’un droit ou la commission d’un fait préjudiciable au projet et de demander une réparation ou la cessation du fait préjudiciable. M. Somana a ajouté que le MGP vise à mettre à la disposition des personnes et des communautés affectées par des activités du projet des possibilités d’accès rapides et efficaces pour soumettre leurs plaintes et s’assurer que lesdites préoccupations sont promptement prises en compte, analysées et traitées de manière appropriée.
Les membres des comités ont été formés sur leur rôle et responsabilité, les principes du MGP, les différentes plaintes éventuelles liées au projet y compris celles relatives aux violences basées sur le genre, à l’espace d’attente sécurisé et au harcèlement sexuel. Ils ont été aussi instruits sur les modèles de saisine, la gestion des plaintes sensibles, ainsi que les séances pratiques sur l’utilisation des outils de rapportage, la conduite à tenir en cas de plainte sensible et sur le traitement des plaintes qui ne sont pas liées au projet.
Au terme des travaux, chaque comité de gestion de plaintes a élaboré son plan d’action pour la sensibilisation des parties prenantes sur le contenu du MGP.
ATOP/DK/BA/KYA






