
Aného, 26 mai (ATOP) – L’Union des cellules locales de surveillance de l’écosystème de mangroves du chenal de Gbaga (UCLSEM) a été portée sur les fonts baptismaux à l’issue d’une assemblée générale statutaire tenue le jeudi 25 mai à Agouègan, dans la commune Lacs 2, à une quinzaine de km à l’Est d’Aného.
L’UCLSEM est constituée d’un bureau exécutif de sept membres, présidé par Amedegnato Kosso pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois. La rencontre a été organisée par l’ONG « Action d’aide humanitaire pour le développement » (AHD) basée à Aného. La mise en place de cette structure de gestion du chenal Gbaga s’inscrit dans le cadre du projet inter-état (Togo-Bénin) intitulé « projet de surveillance, de contrôle et d’application des règles dans le paysage Mono-volta » (RBT).
L’UCLSEM a pour but de promouvoir une gestion participative et durable du chenal Gbaga. Elle vise à garantir la protection et l’utilisation rationnelle et durable de la biodiversité et les services éco systémiques du chenal et à assurer le développement local. L’Union a pour ambition de collaborer avec toutes les associations et ONG qui sont de part et d’autre du chenal. Elle compte aussi sensibiliser les populations riveraines sur la nécessité de préserver les ressources naturelles et les informer sur la réglementation de la protection de la nature et des règles de gestion et d’utilisation des ressources du chenal. L’union entend également appuyer les initiatives privées génératrices de revenus, promouvoir l’écotourisme et sauvegarder les richesses naturelles et le patrimoine culturel du chenal. La structure interviendra dans les domaines de conservation de la diversité, la promotion d’un usage responsable des ressources et l’écotourisme.
La rencontre a permis aux acteurs d’amender et d’adopter les textes juridiques de l’union entre autres les statuts, le règlement intérieur et la convention locale de gestion.
Le secrétaire général de la préfecture des Lacs, Lawson Latévi Agbo s’est félicité de la mise en place de cette organisation. Il a exhorté les acteurs à plus de responsabilité afin que cette structure soit un outil de développement communautaire, un cadre de concertation, d’échanges et de réflexion des populations riveraines du chenal.
Le directeur exécutif de l’ONG AHD, Walker Maurice a mis en exergue l’importance de cette structure dans la gestion des ressources naturelles, avant d’exhorter les acteurs à œuvrer davantage pour l’atteinte des objectifs assignés pour les biens êtres des populations.
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