
Aneho, 31 oct. (ATOP) – Une vingtaine de jeunes filles et femmes de la commune Lacs 1 ont renforcé leurs capacités pour une lutte efficace contre les Violences basées sur le genre (VBG), lors d’un atelier tenu le samedi 29 octobre à Aného.
Cette activité a été organisée par l’ONG Initiative féministe pour le développement (IFD), une organisation féminine togolaise basée à Lomé. Elle se situe dans le cadre du projet « Féministe en action » et bénéficie du soutien financier et technique du Fonds Pananetugri de l’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF), une organisation féminine Burkinabé.
L’objectif est d’amener les jeunes filles et femmes de la commune à faire respecter leurs droits en dénonçant tout acte de violences à leur égard en vue d’un leadership féminin porteur.
La rencontre a permis aux participantes d’identifier les différentes formes de violences basées sur le genre, leurs conséquences sur les victimes et de se familiariser avec les mécanismes d’accompagnement des victimes. Il a été également question pour les bénéficiaires de proposer des stratégies d’accompagnement des victimes des VBG. La finalité est de constituer un pool de jeunes filles et femmes activistes des droits des femmes des Lacs1 en vue de lutter contre les violences basées sur le genre.
Les participantes ont été édifiées sur les concepts de genre, l’équité et l’égalité ; les différentes formes de violences basées sur le genre, leurs causes et conséquences. Elles ont été renseignées aussi sur les actions à mener de façon personnelle et collective afin que les VBG ne soient plus de problèmes dans leur communauté. L’assistance a élaboré un plan d’action de lutte contre les violences basées sur le genre.
Ouvrant les travaux, le représentant du directeur du district sanitaire des Lacs, Edouwodji Patrice a salué cette action de IFD qui vise à amener les jeunes filles à un changement de comportement. Il a relevé les conséquences des violences basées sur le genre avant de demander aux participantes de faire une large diffusion des enseignements.
Selon la directrice exécutive de l’ONG IFD, Mme Kolani Totine, les statistiques ont montré que les jeunes filles sont plus exposées aux actes de violences basées sur le genre et subissent des conséquences, mais par faute d’ignorance, elles trouvent ces actes normaux. « Nous pensons qu’à travers cette formation, nous allons éveiller leur conscience en vue de dénoncer les actes de violences basées sur le genre », a-t-elle souligné. « Les jeunes filles que nous formons, seront des relais, des porte-paroles de leurs consœurs dans les communautés », a dit Mme Kolani. Elle a exprimé sa reconnaissance au Fonds Pananetugri pour son accompagnement.
La formatrice, Mme Nabroulaba Tém a relevé l’importance de la lutte contre les violences basées sur le genre en matière de promotion des droits de la femme. Elle a exhorté l’assistance à être des porte-flambeaux de IFD dans les Lacs 1.
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