
Aného, 2 nov. (ATOP) – La Croix rouge togolaise (CRT) a organisé, le vendredi 31 octobre des exercices de simulation des actions précoces aux inondations dans vingt localités vulnérables des préfectures de Bas-Mono, des Lacs et de Yoto dans la région Maritime.
Cette activité se situe dans le cadre de mise en œuvre de la troisième phase du projet de « Renforcement institutionnel des capacités dans le domaine de préparation aux catastrophes et de l’adaptation au changement climatique au Togo » (RIC-ACC). Elle est soutenue techniquement et financièrement par la Croix rouge allemande par le biais du ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ).
Initiée en collaboration avec l’Agence de la protection civile (ANPC), cette opération a mobilisé des partenaires étatiques, des organisations internationales, des ONG, la CEB/Nangbeto, WASCAL-Université de Lomé, des autorités locales, des volontaires de la Croix rouge et des communautés. Ces exercices de simulation se sont déroulés simultanément des localités des préfectures de la région Maritime, notamment dans le Yoto, Bas-Mono, et les Lacs.
L’objectif est de tester la coordination des interventions, l’efficacité des dispositifs d’alerte précoce et les mécanismes des populations en cas des montées des eaux. L’opération vise également à évaluer le système d’alerte précoce installé dans les communautés et à tester les plans de contingence communautaire mis en place, en vue de leur amélioration. Cet exercice de simulation a permis d’apprécier les réactions des communautés par rapport aux balises et aux indicateurs locaux d’inondation et le niveau d’appropriation des rôles des membres du comité de gestion d’urgence (CGU) dans la coordination des actions. Il est aussi question pour la CRT de sensibiliser davantage les communautés aux mesures de préparations et de réponse aux inondations, de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes.
La finalité est de renforcer la résilience des communautés riveraines du fleuve Mono face aux effets néfastes des inondations, de réduire et de minimiser les dégâts et surtout d’éviter les pertes en vie humaine lors des inondations.
L’exercice de simulation consiste à mettre en œuvre le système d’alerte précoce communautaire que la CRT a mis en place et à préparer les communautés à faire face aux éventuelles inondations. Il consiste à faire des activités comme si réellement il y a inondation. Les communautés ont aménagé des sites d’accueil où il y a des points d’eau, les sanitaires, école, les points de secours d’urgence, les dortoirs, de point d’enregistrement et autres structures indispensables pour la survie des communautés.
Pour la chargée de projet RIC-ACC dans la région Maritime, Mme Amégan Afiwa, cet exercice de simulation a permis de renforcer la préparation communautaire et d’améliorer la réactivité des acteurs faces aux urgences liés aux inondations. Elle a situé l’opération dans son contexte et relevé ses impacts sur les communautés. Mme Amégan a exprimé sa gratitude à toutes les parties prenantes et les a invités à plus de collaboration, de solidarité d’actions, afin que quand il y a des inondations, les risques soient réduits.
Le coordinateur régional Maritime de la CRT, Jean Kékéli Komivi Akrosu a exprimé sa satisfaction par rapport à l’exercice de simulation de 2025. « Nous avons noté une réelle participation des communautés. Les populations se sont mobilisées sur les sites d’évacuation. Les localités impliquées comprennent la portée de cet exercice », a-t- il indiqué.
Les représentants des partenaires humanitaires ont salué la collaboration entre eux et les structures nationales, soulignant l’importance de tels exercices de simulation pour réduire les risques et protéger les populations vulnérables. Ils ont noté avec satisfaction la détermination, l’engouement et la disponibilité des populations à qui ils ont demandé de s’approprier des actions que la CRT leur a enseignées pour éviter des dégâts au moment des inondations.
En prélude à cette activité de simulation, une rencontre de briefing a réuni les parties prenantes le mercredi 29 octobre à Aného.
ATOP/DK/AR/KYA






