
Aného, 6 juil. (ATOP) – Deux sous-projets intitulés « Renforcement des capacités des groupes de jeunes et de femmes travaillant dans l’exploitation des crabes et des huîtres, et appui à la gestion des tortues marines » et « Restauration des mangroves sur les berges d’Anyronkopé » ont été lancés le vendredi 4 juillet à Aného.
Ces initiatives sont portées par l’ONG Association togolaise de conservation de la nature (AGBO-ZEGUE). Elles bénéficient du soutien technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), à travers le projet de Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo).
Prévu pour durer douze mois dans les communes Lacs 1 et Lacs 3, le premier sous-projet vise la mise en place de trois coopératives (crabes, huîtres et tortues marines) dans le complexe fluvio-lagunaire du Sud-Togo. Il permettra également, entre autres, de renforcer les capacités de ces coopératives en matière de valorisation des écosystèmes de mangroves et de création de chaînes de valeur. Deux guides seront développés pour l’élevage et le suivi des crabes et des huîtres dans le complexe lagunaire du littoral.
Le projet prévoit également de doter les coopératives de crabes et d’huîtres d’équipements de protection, et de fournir du matériel de suivi au comité de gestion d’Agbodrafo pour la préservation des tortues marines.
Le second sous-projet, intitulé « Restauration des mangroves sur les berges d’Anyronkopé », sera mis en œuvre dans la commune de Vo 1, pour une durée également de douze mois. Il consistera à reboiser une superficie de cinq hectares de mangroves, à protéger les zones existantes et à organiser des séances de sensibilisation à l’intention des populations et des leaders communautaires sur la gestion durable des écosystèmes dans la réserve du Mono.
Les activités incluent aussi la formation d’un groupement de femmes et de jeunes pêcheurs d’Anyronkopé sur les techniques de production de clarias gariepinus (poisson-chat africain), ainsi que l’installation d’une unité de production pour ce poisson.
Ces deux sous-projets visent à renforcer la résilience des jeunes et des femmes à travers la valorisation des écosystèmes de mangroves. Ils ambitionnent aussi de contribuer à une gestion côtière intégrée, à la restauration des écosystèmes dégradés et à l’amélioration des moyens de subsistance des communautés locales par la promotion d’une chaîne de valeur autour de la production du clarias gariepinus.
Le secrétaire général de la préfecture des Lacs, M. Gouyo Ekouévi, a salué l’initiative, qu’il qualifie de levier important pour la préservation des écosystèmes, le renforcement de la résilience des communautés et l’ouverture de nouvelles perspectives économiques pour les jeunes et les femmes. Il a souligné que ces projets répondent à la nécessité de valoriser les ressources naturelles tout en protégeant la biodiversité, et a invité les bénéficiaires à s’en approprier pleinement.
Le maire de la commune Lacs 1, Me Aquereburu Coffi Alexis, a mis en exergue l’importance de ces projets pour l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires. Il a relevé la spécificité de leur mise en œuvre, notamment l’implication des autorités locales et des chefs traditionnels, garants des us et coutumes.
Le représentant du représentant résident par intérim de la FAO-Togo, M. Amevor Kokouvi, a rappelé le rôle crucial des mangroves dans la reproduction des tortues marines, des crabes et des huîtres. Il a félicité l’association AGBO-ZEGUE pour son engagement exemplaire dans la protection, la restauration et la conservation des écosystèmes, et a exhorté les communautés à s’approprier les activités des projets afin de bâtir un modèle durable de protection de l’environnement.
Le directeur exécutif de l’association AGBO-ZEGUE, M. Gaglo Kokou John, a souligné les impacts positifs attendus des projets sur les communautés riveraines.
La cérémonie a vu la participation du représentant du coordonnateur du projet R4C-Togo, M. Liassidji Kodjo, des chefs traditionnels, des responsables de services techniques, de représentants d’organisations de la société civile, d’ONG, d’associations locales et d’autres personnalités.
ATOP/DK/BA






