Lomé, 23 août (ATOP) – Le continent supporte « un lourd fardeau de maladies », une situation aggravée par les catastrophes naturelles et anthropiques, a déploré le lundi 22 août à Lomé, la commissaire à la Santé, aux affaires humanitaires et au développement de l’Union africaine.
Intervenant à l’ouverture de la 72e session de l’OMS pour l’Afrique, la commissaire Minata Samate Cessouma a indiqué que l’Afrique se trouve aujourd’hui à un tournant historique avec une priorité accrue pour remédier aux importantes déficiences structurelles, de plus en plus profondes en matière de santé publique. Les deux dernières années, a reconnu la commissaire, ont connu de nombreuses perturbations à la vie normale, « des perturbations qui continuent de retarder la reprise des économies et des systèmes de santé en Afrique ».
Pour relever les défis permanents des systèmes de santé et éviter de subir le même sort de futures pandémies, Mme Cessouma, invite les délégations à la 72e session à prendre des mesures audacieuses afin de restaurer les systèmes de santé et les rendre plus résilients. « Nous devons travailler plus afin de prendre en compte le nexus Paix, sécurité, humanitaire et santé dans le relèvement post covid. C’est à cette seule condition que nous allons bâtir avec une efficacité la résilience des systèmes et des communautés », a déclaré la commissaire.
Face aux déficiences en matière de santé aggravées par la pandémie de Covid-19, a souligné Mme Cessouma, la commission de l’UA et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont lancé en 2021, le « Nouvel ordre de la santé publique en Afrique » comme une approche de solution aux questions de santé.
Le Nouvel ordre de la santé publique
Ce nouvel mécanisme repose sur cinq piliers à savoir le renforcement des institutions de santé publique, le renforcement des capacités du personnel de santé publique, la fabrication de vaccins, les partenariats orientés vers l’action et l’augmentation des ressources nationales pour la sécurité sanitaire. « Ce cadre d’action vise à la fois à renforcer l’autosuffisance des systèmes de santé publique africains et à remédier aux déséquilibres actuels en augmentant la voix collective de l’Afrique sur les questions de santé mondiale », a expliqué la commissaire.
ATOP/AJA/DHK






