Lomé, 1er juil. (ATOP) – Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2023-2025 a été voté à l’unanimité par les députés, lors d’un débat d’orientation budgétaire mené au cours de la première session ordinaire de la dernière séance plénière de l’année, le jeudi 30 juin à Lomé.
Les travaux ont été dirigés par la présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tsègan Djigbodi, en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya.
Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2023-2025 est adopté en conseil des ministres et envoyé à l’Assemblée nationale le 27 juin passé, conformément aux dispositions de l’article 57 de la loi organique 2014 relative aux lois de finances. Ce document évoque des questions liées, entre autres, à l’évolution récente de l’activité économique et ses perspectives, à la situation récente des finances publiques et ses perspectives, à la situation financière des organismes publics et ses perspectives, à la dynamique de la dette publique, aux priorités et champs stratégiques en matière budgétaire et aux risques budgétaires.
Le document en question est un outil d’orientation à la programmation et à la gestion budgétaire efficace et transparente instituée par la réforme du cadre harmonisé de gestion des finances publiques de l’UEMOA. Il définit la trajectoire des finances publiques et des orientations de la politique du développement du gouvernement en lien avec la stratégie nationale et les critères de convergence communautaire. Le DPBEP permet d’assurer une meilleure allocation des ressources mobilisables en cohérence avec les orientations stratégiques des politiques publiques sur la période 2023-2025, les engagements internationaux auxquels le Togo a souscrit conformément aux priorités du gouvernement définies dans sa feuille de route 2020-2025.
Le DPBEP constitue aussi le socle pour l’élaboration du budget 2023. Il fixe à moyen terme, les objectifs d’équilibre budgétaires et financiers en termes de prévision de déficit résultant de l’évaluation des dépenses et aborde les points d’enclave de la politique économique en 2023, 2024 et 2025.
Contrairement au DPBEP des années précédentes où il se limite à l’administration centrale, celui-ci intègre la situation financière des autres organismes publics tels que les établissements publics à caractère administratif, les collectivités territoriales et les entreprises publiques, consacrant ainsi l’élargissement de son champ, conformément aux dispositions de l’article 55 de la loi des finances.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, a exprimé sa reconnaissance aux élus du peuple pour le vote de cet outil de travail du gouvernement. « Pour consolider les acquis et faire face durablement aux défis, je voudrais réitérer la volonté du gouvernement à poursuivre la mise en œuvre des réformes et actions visant la transformation structurelle de notre économie, la promotion de la production locale et la consommation locale, notamment la production des engrais, d’intrants agricoles et des produits locaux, ainsi que l’amélioration de l’offre de l’énergie », a-t-il fait savoir.
« En perspective, la croissance moyenne annuelle du PIB serait de 6,5%, passant de 5,9% en 2022 à 6,5% en 2023 puis à 7% en 2025 en liaison avec le renforcement du dynamisme économique et des investissements prévus », a signifié le ministre. S’agissant des investissements, le ministre Yaya a dit que le gouvernement fera appel au secteur privé dans la construction des infrastructures et dans les mines.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tsègan Djigbodi a précisé que le DPBEP couvre la quasi-totalité des domaines de présentation édictés par la loi. Selon elle, cette loi prend en compte certaines recommandations des débats passés, en particulier la présentation des dépenses par grandes fonctions de l’État sur toute la période. « Ce qui va au-delà de la trajectoire globale des recettes et des dépenses de l’État. Le débat enrichissant qui vient de se dérouler est la preuve de l’intérêt que présente cet exercice. Il prend en compte les préoccupations profondes des populations et le principe d’inclusion prôné par l’ensemble des acteurs du développement », a-t-elle relevé.
Au terme du débat de ce jour, a ajouté Mme Tsègan, « nous constatons que malgré le contexte mondial, marqué par l’amplification des phénomènes inflationnistes induite par les différentes crises, les perspectives de l’économie togolaise sont toujours orientées vers la reprise économique, observée depuis 2021 en raison des anticipations salutaires de l’exécutif ». ATOP/DHK/AR






