
Tsévié, 19 mars (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a organisé, le lundi 18 mars à Tsévié, un atelier de formation sur le thème « exercice des libertés publiques en période électorale » à l’intention de soixante acteurs de la préfecture de Zio.
Cette rencontre d’échanges s’inscrit dans le cadre des préparatifs des législatives et régionales d’avril 2024. Elle a pour but de promouvoir le libre exercice du droit de vote et du respect des autres libertés publiques en période électorale, de prévenir et de lutter contre les violations et atteintes aux droits de l’homme. Il s’est essentiellement agi d’apporter un éclairage sur la meilleure manière de concilier l’impératif de sécurité publique et le libre exercice des libertés fondamentales pour une élection apaisée, non violente et respectueuse des droits de l’Homme.
Deux communications ont fait l’objet de discussions. La première à trait à la présentation de la CNDH, notamment les missions qui lui sont assignées, son fonctionnement et la seconde à l’exercice des libertés publiques en période électorale. Ce dernier sujet a permis de passer en revue les libertés qui sont souvent menacées avant pendant et après les élections et d’identifier les voies et moyens devant permettre leur pleine jouissance en cette période de trouble. Il s’agit des libertés d’expression, d’association, de réunion et de manifestation toutes encadrées par la loi et le code électoral. Il a été aussi relevé lors des discussions que toute contestation des résultats doit se faire par la voie légale. Les voies de recours sont la Cour constitutionnelle pour les législatives et la Cour suprême pour les régionales.
Les travaux de cette rencontre ont été ouverts par le secrétaire général de la CNDH Narthey-Messan Komlan, en présence du préfet de Zio, Etsè Kodjo Kadevi, des autorités locales politiques, administratives, traditionnelles et religieuses. Une occasion pour M. Narthey-Messan d’appeler tous les acteurs à continuer par faire preuve de civisme et de se conformer en toute situation au code électoral. Pour sa part, le préfet de Zio a invité les détenteurs d’une parcelle de pouvoir à l’exercer dans le strict respect de la loi fondamentale, du code électoral et des autres textes en vigueur.
ATOP/TKS/AR






