
Kpalimé, 11 mars (ATOP) – Les femmes du Groupement d’épargne et de crédit (GEC) de Zomayi-Dzogladzè dans la commune Kloto 1 ont été sensibilisées, le lundi 10 mars sur l’importance de disposer de l’acte de naissance et de la nationalité pour leur émancipation et leur participation au développement de leur communauté.
Cette activité est à l’actif de l’ONG Appui aux initiatives locales (AIL) en collaboration avec l’association Développement piloté par la communauté (DPC). Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme. Il a été question de promouvoir la participation des femmes à travers leur accès à la nationalité, à l’identité légale et aussi de renforcer leurs capacités dans la gestion de leurs droits administratifs.
La présidente de AIL, Me Chakpla Mawuto Delphina a fait un bref historique de la célébration de la journée internationale des droits de la femme et rappelé aux participantes les thèmes international et national retenus pour cette année. Elle a sensibilisé son auditoire sur l’importance de disposer des documents d’identité. Mme Chakpla a souligné qu’au Togo, malgré les efforts des autorités et des organisations de la société, l’un des principaux obstacles à l’émancipation des femmes demeure l’accès aux documents d’identité. Elle a exhorté chaque femme et chaque fille à posséder une identité légale lui permettant d’exercer librement et pleinement ses droits et contribuer au développement du pays.
Les participantes ont invité les autorités à simplifier et alléger les démarches pour l’obtention du certificat de nationalité en réduisant les coûts et en accélérant les délais de traitement. Elles ont souhaité l’organisation annuelle des audiences foraines dans les communautés pour permettre aux femmes d’obtenir plus facilement leur certificat de nationalité. Les femmes du GEC ont sollicité un accompagnement dans ces procédures afin qu’aucune ne soit laissée de côté, faute d’information. Elles ont aussi plaidé pour la mise en place de guichets spécifiques d’accompagnement pour les femmes vulnérables afin de faciliter leurs démarches et de soutenir les jeunes filles en attente de leur nationalité pour qu’aucune ne soit contrainte d’interrompre ses études faute de pièces d’identité.
La cérémonie a pris fin dans une ambiance festive avec le partage des mets suivi de danses.
Les femmes restauratrices du Centre régional d’enseignement technique et de formation professionnelle et ses environs dans le quartier de Nyivémé ont été sensibilisées le 8 mars dernier puis celles des groupes bon berger et les groupements de femmes du quartier Agogomè seront entretenues le 12 mars sur les mêmes thématiques.
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