
Sokodé, 9 mars (ATOP) – Les femmes enseignantes de la région Centrale, en collaboration avec la direction régionale de l’éducation (DRE-C) ont célébré, le vendredi 8 mars, la Journée internationale des droits de la femme, édition 2024, à travers une caravane et un meeting à Sokodé.
La célébration permet aux femmes de se rappeler les progrès accomplis, mais aussi les défis qui restent à relever, pour garantir l’égalité des droits et des opportunités entre les femmes et les hommes.
Parties de la société des postes, les caravanières, habillées de pagnes bleues à l’effigie du 8 mars, ont sillonné à pieds et à motos des artères de la ville, en chantant, dansant et brandissant des mouchoirs blancs, au son d’une fanfare. Sur la banderole brandie, on pouvait lire le thème choisi par le ministère des Enseignements : « L’enseignement et l’inclusion financière : une équation pour demain ».
Au point de chute, au lycée moderne de Sokodé, un meeting a rassemblé de nombreux élèves venus de différents établissements. C’est en présence des autorités administratives, éducatives, traditionnelles et sécuritaires, au-devant desquelles, le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo et le directeur régional de l’Education de la Centrale, Adamah Kankoué.
Les participants ont suivi diverses prestations folkloriques exécutées par les élèves et enseignantes. Ils sont également sensibilisés, à travers un sketch, sur l’importance de la scolarisation de la jeune fille et sur la loi portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel au Togo. L’assistance a été aussi conscientisée sur l’urgence d’accélérer le rythme en investissant en faveur des femmes.
Le thème de cette année a été développé par Mme Tchao Zouréha, épouse Kondo, présidente des femmes enseignantes, présidente du comité d’organisation, et proviseur du Lycée Bamabadolo. Il invite les unes et les autres à réfléchir à la façon dont elles peuvent renforcer leur autonomie financière, en tant que femmes, en tant que femmes enseignantes, et en tant qu’actrices de développement. La communicatrice a souligné que l’enseignement et l’inclusion financière sont deux leviers complémentaires pour favoriser l’égalité des sexes, le développement économiques et social, et la résilience face aux crises. Ils sont aussi deux domaines dans lesquels les femmes sont souvent confrontées à des obstacles spécifiques, a-t-elle ajouté.
Le point focal genre de la DRE-C, Mme Kagnala Delphine a affirmé que l’autonomisation de la femme ne peut pas se faire sans l’inclusion de financière. Elle s’est réjouie du bon déroulement des activités qui leur ont permis de faire une rétrospection afin de détecter les difficultés rencontrées dans le domaine et de proposer des solutions.
Le directeur régional de l’éducation a rassuré ses interlocutrices de la disponibilité des plus hautes autorités à promouvoir davantage leurs droits en matière d’autonomie et d’inclusion financière. M. Adamah a invité les jeunes filles à prendre pour modèles leurs enseignantes afin de se battre et réussir pour assurer dignement la relève. ATOP/MEK/GKM






