
Identifiables par un gilet bleu avec l’inscription « Ministère de la santé ou Agents de santé communautaires (ASC) », nombreux sont ces Relais communautaires (RC) à fournir divers services aux populations de leur collectivité.
Kossi, la trentaine, vêtu d’un gilet bleu surpris sur le terrain à Hanoukopé raconte son vécu quotidien. « Nous relevons du Centre médico-social (CMS) UTB-Circulaire situé au quartier Nyékonakpoé au centre-ville de Lomé. Nous intervenons en deux temps : lorsqu’il y a campagne et en période morte ». Pendant les campagnes, ils mobilisent la population et participent aussi à la vaccination. « À chaque campagne de sensibilisation ou de vaccination, on nous donne le nécessaire pour accomplir notre mission. Par exemple nous venons de finir la campagne de vaccination contre la poliomyélite. Après la formation et on nous a donné du matériel (la craie, vaccin, cruche…) pour vacciner les enfants », a expliqué Kossi. Il relève quelques difficultés rencontrées sur le terrain. « Avant on n’avait pas assez de difficultés parce que les gens de notre communauté nous faisaient et avaient confiance en nous, mais avec l’apparition de la COVID 19, tout a basculé. La maladie a créé une méfiance au sein de la population et nous prenons beaucoup de temps pour les convaincre ».
Reconnu dans sa communauté qui est sa zone de travail, Kossi est souvent sollicité par certains habitants qui continuent par lui faire confiance. « Comme c’est notre communauté, les habitants nous connaissent déjà et lorsqu’ils ont des inquiétudes, ils s’approchent de nous et rapidement nous les dirigeons vers les centres de santé », dit-il.
Ablavi, taille imposante, corpulence forte, rencontrée au CMS UTB-Circulaire parle de ses activités en saison morte (période de non campagne). « Nous sensibilisons les habitants de Octaviano (Fréau jardin) à 1 km du Centre sur les risques de maladie, comment prévenir les maladies et comment vivre dans un environnement sain pour être en bonne santé ». « Au cours de nos visites, lorsque nous rencontrons des malades dans les maisons, nous échangeons avec eux afin de les convaincre à se rendre dans une structure sanitaire pour la prise en charge », confie Ablavi.
Les RC sont des bénévoles (hommes et femmes) identifiés dans une communauté en milieu urbain qui aident les centres de santé de leur ressort à travers leurs actions de surveillance, de traitement, de prévention des maladies et d’éducation sanitaire. Ces volontaires maitrisent les réalités de leur milieu (langue, limites de la localité). Ils reçoivent des formations basiques sur la définition des maladies telles que le paludisme, la tuberculose ainsi que sur les indicateurs des cas de diarrhée et de poliomyélite avant le début de leurs activités sur le terrain. Leur zone d’intervention ne dépasse pas 5 km de la structure de tutelle contrairement aux ASC qui couvrent une zone distante de plus de 5 km du centre dont ils relèvent. Les RC et les ASC jouent presque les mêmes rôles. A la différence des RC, les ASC interviennent en milieux ruraux et administrent au besoin des premiers soins aux patients avant de les référer aux structures de santé.
ATOP/BV/TD






