Lomé, 26 nov. (ATOP) – Les acteurs issus de différents services déconcentrés de l’Etat, du secteur formel et informel, de la chefferie traditionnelle et des religieux de la région de la Kara et Centrale ont pris part à un atelier de présentation et de vulgarisation des résultats actualisés sur les indicateurs de perception et de coût de la corruption au Togo, les 24 et 25 à Kara et à Sokodé.
Ces rencontres organisées par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption au Togo (HAPLUCIA) sont placées sous le thème : « Participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées ». Elles s’inscrivent dans le cadre de l’exécution de l’agenda de la campagne nationale de sensibilisation lancée le 13 septembre 2018.
L’objectif est de partager avec les parties prenantes les résultats de l’étude réalisée en collaboration avec l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) au cours des mois de décembre 2019 à août 2020 sur la perception et le coût de la corruption au Togo. Il s’agit également de conscientiser et de mobiliser les citoyens contre le fléau de la corruption et d’envisager une ère « de tolérance zéro » à l’égard des actes de corruption et infractions assimilées.
Au cours des rencontres, les participants ont suivi trois communications. La première sur la présentation de la HAPLUCIA, la loi portant sa création, les dispositions générales, les attributions, la mission consultative et de la coopération, la charte portant cadre de concertation et de coordination sur la prévention et la lutte contre la corruption, la composition, l’organisation, le fonctionnement et le budget.
La deuxième a porté sur la présentation des résultats de l’Enquête sur la Perception et le Coût de la Corruption au Togo (EPCCT). Selon le rapport, la corruption est perceptible au niveau des agents publics que dans le secteur privé.
Elle est connue par 91% des Togolais et fait intervenir d’un côté les initiateurs constitués de riches, d’hommes puissants et de l’autre côté, les composantes de la société qui cèdent le plus à la corruption. Selon les résultats de l’enquête portant sur l’avis de la population, ce sont la pauvreté et le faible salaire ou revenus qui sont les principales causes de la corruption au Togo.
La troisième communication, portée sur la répression de la corruption et des infractions assimilées a touché du doigt les types de corruption, des infractions contre l’Etat, des manquements au devoir de probité, des infractions contre l’économie nationale et l’équipement public et des atteintes à la confiance publique. Cette communication a également abordé la question des destructions, dégradations, détériorations et de l’occupation frauduleuse des immeubles, des infractions économiques, bancaires et financières sans oublier le trafic d’influence et l’abus de fonction.
*A Kara comme à Sokodé, le président de HAPLUCIA, Essohana Wiyao, a signifié que l’exploitation des données obtenues à partir de cette enquête, servira à actualiser le plan stratégique 2019-2023 de son institution, à élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption et à planifier les politiques et projets de lutte contre la corruption et les infractions assimilées au Togo. Selon lui, la lutte contre la corruption doit être une affaire de tous. Il a dit qu’en éradiquant la corruption, le Togo sera de plus en plus attractif aux investisseurs en vue du financement du Plan national de développement (PND), porteur d’espoir pour tous.
Les préfets de la Kozah et de Tchaoudjo, Col Bakali Hèmou Badibawu et Col Mompion Matéindou ont remercié HAPLUCIA pour cette initiative qui répond aux préoccupations des premiers dirigeants du pays, en matière d’assainissement économique des secteurs parapublics et privés dans le pays. Selon eux, la corruption constitue un frein pour le développement socio-économique et un obstacle à la démocratie et à la cohésion sociale.
ATOP/MG






