
Lomé, 29 avr. (ATOP) – Une séance de sensibilisation sur les documents de voyage pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique de ouest (CEDEAO) se tient les 29 et 30 avril à Lomé à l’intention des acteurs intervenants dans le domaine.
Cette initiative de la cellule CEDEAO-UEMOA du ministère des Finances et du Budget, s’intègre dans le cadre de la mise en œuvre du protocole sur la libre circulation des personnes et des biens, conformément à son programme de travail annuel 2025. Elle réunit des experts de la direction générale de la documentation nationale et de la direction du commerce extérieur, des représentants des forces de sécurité et de défense, des transporteurs, des commerçants ainsi que des délégués des associations frontalières et des voyageurs.

L’objectif est de renforcer la sensibilisation des citoyens sur les droits et les obligations liés à la mobilité dans l’espace communautaire afin de faciliter les mouvements entre les différents pays membres de la CEDEAO. Il s’agit d’entretenir les participants sur l’importance des documents de voyage, entre autres, le passeport de la CEDEAO, la carte d’identité, la carte biométrique, et les carnets de vaccination, notamment le carnet jaune.
Le secrétaire général de la préfecture du Golfe, Têyi Agbansohe a signifié que la libre circulation des personnes et des biens est l’un des acquis majeurs de la CEDEAO. « Depuis le protocole de 1979, tout citoyen de la CEDEAO a le droit de se déplacer ou de résider dans un autre État membre. Mais ce droit s’accompagne de devoirs : celui de voyager avec les documents requis et dans le respect des lois de chaque pays », a-t-il expliqué. Selon lui, cette sensibilisation est essentielle pour prévenir les difficultés aux frontières et promouvoir une intégration régionale harmonieuse.
Le chargé des programmes à la cellule CEDEAO-UEMOA, Lagnie Babimlé Kpadje a relevé que très souvent, on constate « des blocages, des tracasseries et des retards à la frontière et cela est lié à la méconnaissance des documents de voyage requis par les usagers ». Il a rappelé le protocole de la CEDEAO qui stipule que tout citoyen de la communauté, pour entrer sur le territoire d’un État membre, doit posséder un document de voyage valide. À travers cette sensibilisation, a-t-il ajouté, la cellule entend finir avec le voyage à risque. « Tout voyageur non muni des documents essentiels, ou voyageant avec des papiers expirés, s’expose au refus d’entrée, à des amendes », a indiqué M. Lagnie.
La sensibilisation a connu la présence de l’adjoint au maire de la commune Golfe 4, Tsolenyanou Akouété, ainsi que du chef de bureau des douanes de la plateforme de Kodjoviakopé.
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