Atakpamé, 3 déc. (ATOP) – Des acteurs du Programme de la Santé Sexuelle et de la Reproduction (Pro SSR) ont pris part, le lundi 30 novembre à Atakpamé, une table ronde axée sur le thème ; « LGBTphobie et développement durable : quel levier d’actions pour l’inclusion effective des minorités sexuelles aux programmes de Santé, Droits Sexuels et de la reproduction (SDSR) au Togo ».
Les assises ont été organisées par le réseau Cupidon avec l’appui financier de l’ONG AmplifyChange en prélude à la célébration de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Elle a réuni une vingtaine de participants, entre autres, des minorités sexuelles et de la population clé ; des responsables des organisations de défense des droits de l’Homme ; de la société civile ; des forces de l’ordre ; des chefs religieux et traditionnels et des partenaires. Elles s’inscrivent dans la mise en œuvre du projet ; « Engagement de la société civile pour la promotion de la santé, droits sexuels et de la reproduction pour Tous au Togo ». L’objectif est de renforcer la sensibilisation sur les droits à la Santé, Droits Sexuels et de la Reproduction (SDSR) pour tous et délivrer des messages spécifiques relatifs aux différentes barrières sociales et comportementales à la jouissance par tous les citoyens y compris les minorités sexuelles de leurs droits aux services de santé sexuelle et de la reproduction.
Plusieurs points ont été débattus au cours de la rencontre notamment l’importance d’établir l’urgence de santé publique relative à la thématique ; les normes et croyances qui freinent l’accès et l’inclusion des minorités sexuelles à la SDSR et les conflits envisageables que les interventions en faveur de l’inclusion des minorités sexuelles peuvent créer au sein de la communauté. La nécessité de l’appropriation de la thématique par des acteurs autres que les OSC et les organisations des minorités sexuelles ; les limites que posent l’article 392 du code pénal à la thématique de l’inclusion des LGBT au service de SDSR et les interventions à envisager ainsi que l’état des lieux des services et interventions disponibles pour les LGBT dans le cadre des programmes de SSR, ont été également abordés.
Les participants ont fait des propositions, entre autres, l’accentuation de la sensibilisation sur le thématique dans toutes les sphères de vie sociale ; la création des centres adaptés ou des services intégrés au sein des centres de santé.
Le chargé du suivi-Evaluation du projet SDSR à l’ONG ADESCO, Soule Akim a souligné que la rencontre vise à contribuer à la création d’un environnement favorable afin que tous les Togolaises et Togolais surtout les exclus que sont les minorités sexuelles, puissent jouir facilement et pleinement de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive.
Pour l’animateur à l’ONG SOS VITA représentant le Mouvement Pro-SSR dans les Plateaux, Ohoundjago Kossi Kamawo, cela fait un an que la société civile constituée en Mouvement de 14 OSC, met en œuvre le présent projet pour créer un environnement social favorable à la jouissance des services de SSR pour tous sans discrimination en identifiant et éliminant les normes et croyances néfastes qui constituent des freins à la jouissance de ces droits par les minorités sexuelles.
ATOP/KV/TGB






