Lomé, 28 oct. (ATOP) – Le ministère de la Culture et du Tourisme en collaboration avec l’UNESCO organise, les 28 et 29 octobre à Lomé, un atelier de travail sur l’état de conservation des sites sélectionnés pour la liste indicative du Togo auprès de l’UNESCO.
Cet atelier se situe dans le cadre du projet d’actualisation de la liste indicative des sites du Togo susceptibles d’être proposés pour classement sur la liste du patrimoine mondial. Il réunit les experts nationaux, les gestionnaires des sites pressentis pour éventuellement figurer sur la liste indicative du Togo auprès de l’UNESCO, les représentants des départements ministériels impliqués et les personnes ressources. Ces assises permettront aux participants d’analyser les données et informations recueillies, de dresser l’état de conservation desdits sites et enfin de retenir ceux qui pourront figurer sur la liste indicative.
A cause des menaces, entre autres, les vols, les pillages, les conflits, le patrimoine culturel togolais semble être en danger. C’est pourquoi, il est nécessaire de revisiter les sites pour s’assurer de leur maintien et aussi découvrir de nouveaux sites pour actualiser la liste indicative. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, une équipe pluridisciplinaire composée d’experts nationaux a réalisé une tournée d’inspection et de collectes de données sur les sites déjà inscrits et à inscrire. La liste indicative du Togo compte à ce jours 7 biens, il s’agit de l’Agglomération Aného-Glidji ; des greniers des grottes de Nok et de Mamproug ; de Wood Home ou maison des esclaves ; du Palais des gouverneurs de Lomé ; du Complexe Oti-Kéran-Mandouri ; de la Reserve de faune d’Alédjo et du Parc national de Fazao-Malfakassa.
Lors des travaux les participants vont étudier les données collectées sur chacun des 11 sites inspectés ; identifier les sites potentiels à inscrire sur la liste indicative. Ils auront également à rédiger un premier format de soumission d’une liste indicative mise à jour pour chaque bien retenu selon les orientations de mise en œuvre de la convention de 1972.
Le directeur de cabinet du ministère de la Culture et du Tourisme, Germain N’Daam, a fait valoir que le patrimoine matérialise la valeur symbolique des identités culturelles et participe au dialogue ininterrompu depuis la nuit des temps entre les civilisations et les cultures. Il contribue disait-il, à l’instauration et au maintien de la paix entre les peuples. M. N’Daam a renouvelé la gratitude du gouvernement à l’UNESCO qui, une fois encore, appuie le Togo pour la réalisation de cette activité en vue de disposer d’une liste indicative actualisée de son patrimoine culturel.
Le coordinateur national du projet, Dr Nougbolo Kodjo a indiqué qu’assurer aujourd’hui la protection du patrimoine culturel n’est plus seulement une question de préservation d’identité d’une nation ou d’un peuple. Pour lui, cela revêt une importance socio-économique car la richesse patrimoniale participe non seulement à l’édification d’une nation mais aussi à son développement économique et à la cohésion sociale. « C’est pourquoi la destruction des biens culturels quelle intervienne à l’issue du fait de l’Homme comme des guerres ou de la nature comme les catastrophes, notamment, le changement climatique préoccupe l’UNESCO », a-t-il dit.
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