
Lomé, 9 mars (ATOP) – Les journalistes de la région du Grand-Lomé ont été briefés, le lundi 9 mars à Tsévié, sur les prochaines campagnes nationales de vaccination contre la poliomyélite, prévues du 12 au 14 mars et du 16 au 18 avril sur toute l’étendue du territoire togolais.
Les deux campagnes de vaccination cibleront les enfants âgés de 0 à 59 mois. En prélude à ces opérations, les agents de santé communautaire effectueront, du 10 au 11 mars, des visites dans les ménages afin de recenser les enfants concernés et de sensibiliser les parents à l’importance de la vaccination. L’objectif est de vacciner au moins 95 % des enfants de moins de cinq ans lors de ces campagnes. Il s’agit également d’impliquer les professionnels des médias dans la mobilisation communautaire afin de favoriser l’adhésion des populations. Les journalistes sont invités à produire des émissions et reportages d’information et de sensibilisation avant, pendant et après la campagne, tout en relayant les messages clés et en fournissant des informations fiables aux communautés.
Cette rencontre est organisée par la Direction régionale de la santé Grand-Lomé, avec l’appui technique de la division de l’immunisation et le soutien financier de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la poliomyélite, après l’enregistrement d’un nouveau cas dans le district de Mô.
À l’ouverture des travaux, le représentant du directeur régional de la santé de Zio et point focal régional du Programme élargi de vaccination (PEV), M. Sesso Solirou, a exhorté les journalistes et les acteurs communautaires à intensifier la communication autour de la poliomyélite afin d’encourager les parents à faire vacciner leurs enfants. Il a également salué les stratégies mises en place pour assurer le succès de ces campagnes.
Le coordonnateur des urgences au bureau de l’OMS au Togo, Dr Condé Siaka, a fait savoir que cette activité est essentielle non seulement pour la réussite de la campagne, mais aussi pour l’amélioration de la santé publique. « Tout commence et se termine dans la communauté. Si elle n’est pas impliquée, les actions entreprises risquent d’être inefficaces », a-t-il souligné, appelant à une forte implication des populations dans la protection de leur santé.
M. Kéoula Eddi, membre de l’équipe de communication de la campagne, a indiqué que les adolescents et les adultes peuvent également être des vecteurs de la maladie. Il a précisé que les enfants de 0 à 59 mois restent toutefois la cible prioritaire en raison de leur forte vulnérabilité et de leur rôle dans la circulation du virus.
ATOP/AR/AO






