
Vogan, 20 déc. (ATOP) – L’ONG Petite sœur à sœur (PSAS) a initié des séances de sensibilisation des populations des villages de Vo-Asso (canton de Dagbati) et de Vo-Tokpli (canton de Vogan), sur l’exode rural, le mardi 19 décembre, dans les communes Vo 1 et Vo 3.
Placée sous le thème « L’exode rural des jeunes et ses conséquences », cette activité a regroupé des jeunes filles et garçons, des filles mères, des parents, des autorités locales et des apprentis du corps des métiers des deux cantons. Elle se situe dans le cadre de l’exécution du projet « Amélioration des conditions de vie et de santé des filles et jeunes femmes vulnérables et leurs familles », avec le soutien financier d’Aktion Médeor et le ministère fédérale de la coopération économique et du développement de l’Allemagne (BMZ). La sensibilisation a pour finalité de faire comprendre aux jeunes, le phénomène de l’exode rural et sa contribution dans l’implication de la prostitution, ses conséquences et comment ils doivent s’y prendre au sein de leurs localités.
Présentant le thème, la chargée de suivi Mme Kékéssi Edem Edwige et la psychologue de l’ONG PSAS Drakey-Lawson Sibi Akofa se sont succédées pour entretenir leurs interlocuteurs sur les causes, les conséquences et les approches de solutions. Elles ont relevé entre causes, le retour des citadins à la campagne, l’oisiveté, le gain facile, la mauvaise compagnie, le manque d’infrastructures sociales dans les villages.
S’agissant des conséquences, les oratrices ont cité la prostitution, les grossesses précoces, les maladies sexuellement transmissibles (MST), le VIH/SIDA. Elles ont attiré l’attention des cellules de jeunes, des comités villageois de développement et ceux de développement du quartier sur l’importance de travailler en synergie avec les autorités communales en vue de la mise en place des infrastructures et centres de formation aux différents métiers dans les localités. Elles ont invité l’assistance à diffuser les informations reçues et à mieux encadrer les jeunes et à communiquer avec eux.
Un sketch sur les conséquences malheureuses de l’exode rural et des questions-réponses ont éclairé l’assistance sur le phénomène de l’exode rural.
Le chef du village de Vo-Asso, Togbui Aténouvi Agbonou IV et le représentant du chef du village de Vo-Tokpli, Houndébakoè Atounouvi ont remercié l’ONG PSAS pour cette activité qui touche un des problèmes de leurs localités. Ils ont exhorté les deux populations à mettre en pratique tous les conseils reçus pour freiner ce phénomène d’exode rural.
ATOP/AKS/BV






