Lomé, 5 oct. (ATOP) – Le ministère des Finances et du Budget a lancé, en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD) et l’Ecole nationale d’administration (ENA), une série de formations de renforcement des capacités des cadres de l’administration publique le lundi 5 octobre à Lomé.
Cette initiative s’inscrit dans le Projet d’appui à la gouvernance et au développement du secteur privé (PAGDSP) financé par la BAD à hauteur de 9,22 milliards de FCFA. Ce projet vise à créer un environnement institutionnel propice à une croissance économique forte, durable et inclusive.
Le cycle de formations a démarré avec un atelier destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) autour du thème « Contrôle de la solde et maîtrise de la masse salariale ». Il est le fruit de la convention de formations locales conclue entre le PAGDSP et l’ENA. Pendant un an, ce partenariat prévoit la réalisation de près de 40 sessions de formation au profit de 2 202 cadres et agents issus de 24 structures bénéficiaires sur toute l’étendue du territoire national.
Cette première session permettra aux bénéficiaires d’assimiler les concepts fondamentaux du contrôle de la solde et de la masse salariale ; d’interpréter les données salariales de l’État pour identifier rapidement les anomalies et maîtriser les risques. Il leur permettra, également, de concevoir et d’implanter des systèmes de contrôle interne efficaces et modernes. Les participants seront capables de développer des tableaux de bord, des indicateurs de performance et des outils pratiques de suivi-évaluation des dépenses de personnel.
Selon les organisateurs, cette formation constitue l’axe stratégique du contrôle de la solde et de maîtrise de la masse salariale. Pour eux, la maîtrise des dépenses du personnel reste un enjeu central pour la viabilité budgétaire et la soutenabilité des finances publiques au Togo. Cette première session cible 90 cadres de la DNCF. Ceux-ci seront formés en 3 sessions de 5 jours chacune, regroupant 30 participants par session en ce mois d’octobre.
Le PAGDSP
Le PAGDSP s’inscrit dans la continuité des interventions de la BAD au Togo (notamment après le PARCI 1 & 2, le PAMOCI, le PAGFI et le PAE-PND). Il a trois 3 composantes. La première traite de l’optimisation de la gestion des finances publiques et de la gouvernance financière. La deuxième composante aborde le renforcement du cadre institutionnel de promotion de l’investissement privé, et la troisième évoque la gestion du projet.
Ce projet entend, surtout, renforcer la mobilisation des ressources financières internes et externes ; améliorer l’allocation des ressources, l’intégrité de la chaîne de dépense et la budgétisation sensible au genre. Il compte consolider la transparence et la lutte contre la corruption, et promouvoir et dynamiser le secteur privé.
Le projet couvre l’administration et des acteurs de la gouvernance, notamment l’Office togolais des recettes (OTR), Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), le Centre CENTIF, la HAPLUCIA, la Cour des comptes et l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Dans le secteur privé et l’artisanat, le projet prend en compte l’Union des chambres régionales de métiers (UCRM), l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement, et des Organisations de la société civile (OSC), entre autres.
Le directeur national du contrôle financier, Akakpo Iyatan Komi, représentant le ministre des Finances et du Budget, a fait savoir que le programme a été conçu pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations togolaises.
ATOP/KYA/DHK/BV





