
Lomé, 2 nov. (ATOP) – Le président de la Commission chargée du suivi de l’exécution du contrat entre l’État togolais et SICPA SA (CSECES), Dr Esso-Wavana Ahmed Adoyi, a effectué, le lundi 2 novembre, une visite inopinée dans cinq stations-service de Lomé pour constater le démarrage effectif du contrôle du marquage des produits pétroliers.
Cette descente de terrain fait suite au lancement du marquage des produits pétroliers intervenu le 31 juillet dernier. Le président de la commission était accompagné du directeur de SICPA Togo SAU, Tchamdja Sosso Balam, des agents contrôleurs de la CSECES et de l’Office togolais des recettes (OTR), ainsi que des services de contrôle du ministère en charge du Commerce.
La délégation s’est rendue dans les stations CAP Aéroport, SOMAYAF Nukafu, TotalEnergies Djifa Kpota, Zener Kagnikopé et T-Oil Baguida. Les contrôles ont consisté à vérifier la présence effective du marqueur dans les carburants commercialisés et à s’assurer de leur conformité à l’aide de laboratoires mobiles. L’opération a permis également de détecter les tentatives de fraude, notamment la dilution ou la modification du produit marqué. A l’issue des vérifications, la délégation a noté que les cinq stations-service visitées étaient conformes aux exigences du marquage des produits pétroliers.
Le président de la CSECES a indiqué que les engagements contractuels prévoient 500 prélèvements par mois et que toutes les stations seront concernées. « Les opérateurs qui interviennent dans le circuit des produits pétroliers doivent savoir que le contrôle a commencé et que la programmation dépend de la commission », a-t-il prévenu. Dr Esso-Wavana Ahmed Adoyi a également rappelé que le refus de prélèvement ou de contrôle, la commercialisation de produits non marqués ou encore la dilution de carburants marqués sont passibles de sanctions. Il a précisé qu’une station-service qui ne respecte pas les exigences du marquage fiscal sécurisé peut être scellée, conformément à la réglementation en vigueur.
Le directeur de SICPA Togo SAU, Tchamdja Sosso Balam, a expliqué que les équipements utilisés permettent de mesurer la concentration du traceur injecté dans les produits pétroliers au moment de leur chargement. Il s’agit de vérifier que le marquage effectué à la source n’a subi aucune tentative de falsification, de dilution ou de modification avant la commercialisation du carburant, a-t-il indiqué.
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