
Lomé, 13 avr. (ATOP) – A Lyon (France), en marge du « One health summit» tenu le 7 avril dernier, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), a participé à une table ronde organisée par CFI Médias dans le cadre du « Festival one health».
Cette table-ronde autour du thème « Comment les médias agissent-ils face à la désinformation ? » a permis aux panelistes dont le conseiller spécial du président du REMAPSEN et directeur des partenariats, Bouba Sow de faire cette déclaration : « l’information n’est pas un simple accessoire de la santé publique, c’est une arme de précision contre l’infodémie ».
M. Sow a indiqué qu’en fédérant plus de 800 médias dans plus de 40 pays africains, le REMAPSEN permet de mutualiser les ressources et d’harmoniser les messages. Il permet dit-il, de diffuser des informations fiables à grande échelle et de réduire les “zones d’ignorance” en santé, climat et environnement en tenant compte des réalités sociaux-culturelles et des langues locales. « Face à une désinformation souvent virale et transfrontalière, cette approche coordonnée est essentielle. Elle permet de toucher des publics divers, y compris dans des zones où l’accès à une information scientifique reste limité », a-t-il dit.
La lutte contre la désinformation ne consiste pas seulement à corriger les fausses informations, mais à prévenir leur diffusion, a affirmé M. Sow. Il a précisé que le renforcement des capacités des journalistes dans la production de l’information notamment le traitement et la vérification de l’information scientifique, favorise une meilleure couverture médiatique des enjeux santé-climat-environnement et met en place une communauté de journalistes engagés.
Le conseiller spécial a également évoqué que la lutte contre la désinformation repose aussi sur des alliances entre médias, institutions scientifiques, acteurs publics, organisations internationales, fondations, société civile, entre autres. Selon M. Sow, c’est précisément cette synergie transversale qui devrait être au cœur de l’approche « Une seule santé ».
« La lutte contre la désinformation ne peut être ni isolée, ni improvisée, elle doit être collective, professionnelle et appuyée sur des sources fiables. Les médias ne doivent pas être seulement des relais d’information. Ils doivent être “conviés à la table” des acteurs à part entière et partie prenante d’une approche stratégique parfaitement alignée avec le One Health, car elle relie information, santé humaine-animale, climat, environnement, coopération nationale, régionale et internationale », a estimé M. Sow.
ATOP/BA/Source : REMAPSEN






