
Kpalimé, 11 juin (ATOP) – Les acteurs impliqués dans la prise en compte du genre de la commune Kloto 1 étaient en atelier de réflexion, les 10 et 11 juin à Kpalimé, sur la meilleure prise en compte du genre dans les processus décisionnels locaux.
L’initiative est portée par le ministère des Solidarités, de Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance avec le soutien de la Coopération allemande (GIZ) à travers le projet DeZon. La rencontre a regroupé une vingtaine d’acteurs issus de la commune, notamment des élus locaux, des organisations de la société civile, des médias, des établissements d’enseignement et d’autres acteurs communautaires.
Le but est d’analyser le niveau d’intégration du genre dans les mécanismes de gouvernance locale et à identifier des actions concrètes susceptibles de favoriser une participation plus équitable des femmes au développement local. Il s’agit de renforcer la participation politique, sociale et économique des femmes et des jeunes filles.
Les travaux ont permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les concepts fondamentaux liés au genre, aux droits des femmes, à l’approche transformatrice du genre ainsi qu’au concept d’« homme allié ». L’atelier a débouché sur des propositions d’actions et de mesures capables de répondre aux besoins réels des femmes et des hommes dans la conception des politiques publiques.
Le secrétaire général de Kloto 1, Lakougnon Elessem a souligné que la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes demeure une condition essentielle pour un développement harmonieux et inclusif des collectivités territoriales. « Aucune communauté ne peut prétendre à un développement durable sans la pleine participation des femmes aux instances de décision et aux activités économiques et sociales », a-t-il indiqué.
La conseillère technique du projet, Afi Maglo a fait savoir que « DeZon » vise l’amélioration des conditions de réduction des inégalités et des discriminations à l’égard des femmes au Togo. Elle a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les élus locaux. « Lorsque les femmes prennent part aux décisions, aux marchés et aux services, la cohésion sociale se renforce, la gouvernance s’améliore et la prospérité locale progresse », a-t-elle affirmé.
Le directeur préfectoral de l’Action sociale de Kloto, Biova Koami Amevoh a salué la poursuite de cette collaboration avec la GIZ, précisant que cette rencontre est la continuité des actions déjà engagées pour promouvoir l’égalité de genre dans les collectivités territoriales.
Un réseau d’acteurs sera mis en place pour soutenir les campagnes de plaidoyer en faveur de l’égalité et de l’équité entre les femmes et les hommes. Il favorisera une meilleure participation des femmes et des jeunes filles à la vie politique, économique et sociale de Kloto 1.
La présente rencontre est la suite d’une série de concertations organisées dans les communes Kozah 1, Kloto 1 et Zio 1.
ATOP/ER/AYH/MG






